La panique déguisée de Ousmane Sonko : Affaire « Sweet Beauty » ou Cimetières d’une ambition présidentielle.

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Un regard rétrospectif dans un passé récent rappelle le transfert du dossier de Ousmane Sonko, leader de Pasteef à la Chambre Criminelle, instance judiciaire érigée en lieu et place de la Cour d’Assise ; ce transfert annonce aussi la phase finale d’un feuilleton judiciaire qui l‘oppose à l’employée du salon de massage, Madame Adji Raby Sarr. Ce passé, sur fond de convocation prochaine de Sonko devant le juge de la Chambre Criminelle, est conjugué au futur proche, car la prochaine élection présidentielle est fixée dans un délai d’un an environ.
Ce contexte politique et judiciaire semble interpeler Sonko à faire face à ses responsabilités ou plutôt ses irresponsabilités.
En effet, le statut d’opposant, imbu du sens de la responsabilité, confère à toute femme ou homme politique, la dignité d’une « institution» officieuse dans la perspective de la quête ou conquête de la dignité de Président de la République.
Dans cet ordre d’idée, la fréquentation du salon de massage « Sweet Beauty » suffit à elle seule pour révéler à plus d’un observateur averti que la charge de président de la République semble trop lourde pour les épaules frêles de Sonko.
Par ailleurs, l’autre lecture qui autorise à douter de la responsabilité de Sonko est sa volonté déguisée de manipuler l’opinion en voulant transformer l’affaire privée l’opposant à Adji Sarr en combat public et politique.
En effet, le meeting de Keur Massar du dimanche 22 Janvier a été l’occasion offerte à Ousmane Sonko, dans une posture de panique généralisée et déguisée, de solliciter le public présent pour mener le combat par procuration dans cette affaire strictement privée, passée dans l’intimité du salon de massage. Mais Sonko, dans la logique du discours politique et de l’engagement militant, devrait évoquer le bilan nettement élogieux du Président Macky Sall à la lumière des préoccupations majeures des citoyens.
Cependant en interpellant le public de Keur Massar à la résistance pour s’opposer à son procès dans cette affaire privée et non politique (emploi, santé, …), Sonko fait montre d’une panique déguisée à l’annonce de son procès imminent qu’il avait tant souhaité et demandé de tout cœur et en chœur avec ses militants pour l’éclatement de la vérité. Et, paradoxalement, Ousmane Sonko a lancé un appel à la résistance contre ce même procès. Donc à quel Sonko Croire ?
In fine, le meeting de Keur Massar, avec un fort taux de transfert de militants venant de tous les coins de Dakar et la focalisation de Sonko sur sa convocation imminente devant la chambre criminelle pour l’affaire présumée de viol et menace de mort ne sonnent-ils pas comme cimetières de l’ambition présidentielle de Ousmane Sonko ? ./.

 

MOUVEMENT DES ENSEIGNANTS REPUBLICAINS ( MNER ) DEPARTEMENT DE KEUR MASSAR




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