LE CLUB SENEGAL EMERGENT (CSE): Défendre l’Etat de droit , Se vacciner massivement ,poursuivre les efforts de relance de l’économie !

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Youssoupha Le Club Sénégal Emergent (CSE) en Assemblée Générale Extraordinaire restreinte et dans le respect stricte des mesures barrières, ce undi 1er mars 2021, a apprécié la situation nationale caractérisée d’une part par l’achat de 200 000 doses du vaccin contre le Covid 19, le lancement officiel par le Président de la République de l’opération de vaccination contre la pandémie et d’autre part les péripéties de l’affaire Ousmane Sonko/Adji Sarr .
A propos de l’affaire Ousmane Sonko/ Adji Sarr, le Club Sénégal Emergent (CSE) constate que d’une affaire privée, opposant deux citoyens sénégalais justiciables de faits de mœurs ,celle-ci est devenue une affaire d’Etat , à considérer comme telle , au regard des graves perturbations de l’ordre public, d’indices concordants et graves d’attentat à la sûreté de l’Etat, de destruction sauvages et systématiques de biens publics et privés,de menaces et agressions contre de personnes .
Une situation qui découle d’une politisation outrancière du dossier sous la forme d’une accusation fallacieuse d’un prétendu complot politique et d’une victimisation comme ligne de défense.
Toutefois, à l’instar de beaucoup de Sénégalais, la plupart anonymes mais en fins observateurs, le CSE relève la posture de défiance outrancière et furieuse de Oumane Sonko vis-à-vis de la loi et des institutions de la République en dépit de son statut de chef de parti et de député. Pour rester dans les faits concrets et irréfutables, que constate-t-on avec Monsieur Ousmane Sonko?
Un refus systématiques : de déférer à la convocations de la gendarmerie, un refus de la levée de son immunité parlementaire, une déclaration de refus de répondre aux convocations du juge.
A cela s’ajoutent , sa demande illégale de récusation de juges, ses attaques systématiques et mal fondés contre le Président Macky et ses poignons subjectives et outrageantes contre les juges et le procureur de la République.
Qui plus est, une utilisation maladroite de voies de non-droit, constituée par son appel à la résistance populaire active, l’usage du terrorisme verbal, politico-médiatique et physique géométriquement centré sur certains journalistes et personnalités supposées comploteurs .
Ces voies de non-droit indiscutables se sont aussi illustrées par des incendies, des saccages d’entreprises identifiées comme françaises ,de destructions de biens personnels et d’incendies de domiciles de paisibles citoyens , à Dakar, à Louga et Rufisque.
Le CSE, comme de nombreux Sénégalais, relève, pour s’en désoler, un amalgame dangereux foulant au pied la sacro-sainte cohésion nationale, qui affleure de la tentative d’instrumentalisation machiavélique de la crise casamançaise, pourtant en voie d’extinction.
Le CSE attire l’attention de l’opinion nationale et internationale sur le chantage évident que Monsieur Sonko brandit vis-à-vis des Institutions judiciaires par des velléités de résistance suicidaire visant à créer les conditions de tueries sur sa personne, sa famille, ses gardes du corps et/ou les forces de l’ordre.
Le Club Sénégal Emergent regrette aussi qu’une partie de la presse, certains acteurs des réseaux sociaux et soi-disant experts se soient livrés, par des sorties verbales, audiovisuelles et des vidéos à des révélations illégales et attentatoires aux bonnes mœurs et à la vie privée des parties en conflit sur de supposés procès- verbaux d’audition de la gendarmerie et de l’instruction en cours.
Par ailleurs, le CSE remarque une offensive en matière de communication sur l’affaire Sonko /Adji Sarr du côté de la majorité au pouvoir depuis la levée de l’immunité parlementaire de Ousmane Sonko.
Cette attitude ,de l’avis du CSE , risque de créer une cacophonie politico-judiciaire qui n’est pas favorable à l’exercice d’une bonne justice. Qui exige de la sérénité !
En effet, les juristes ont coutume de dire que « lorsque la politique entre au prétoire par la porte, le droit en sort par la fenêtre ».
Le CSE constate en plus que les nombreuses arrestations de responsables du PASTEF et de présumés manifestants sans aucune communication de la justice sur ces arrestations.
Fort de tous ces éléments et dans le souci de dire vrai et d’expliquer, le Club Sénégal Emergent (CSE) lance un appel au leader du PASTEF, Ousmane Sonko, aux responsables et militants de stous bords politiques , aux acteurs de la presse et des réseaux sociaux ,aux avocats des deux parties, aux populations, en particulier à la jeunesse , de faire prévaloir la paix , la sérénité et la responsabilité en faisant cesser et faire cesser , les attentats à la vie privée et aux bonnes mœurs ,au respect de la loi et des institutions républicaines tout en laissant la justice faire son travail sans pression aucune.
Le CSE invite enfin les chefs religieux et coutumiers, dépositaires d’une sagesse séculaire à appeler au calme et à la sérénité pour préserver la paix et la stabilité dans notre pays qui évolue déjà dans un environnement troublé par des menaces sécuritaires multiformes.
Il demande à l’Etat, en particulier à la justice et aux forces de l’ordre, au regard du caractère sérieux de cette affaire, de respecter et faire respecter la loi dans un esprit et une démarche de responsabilité, de sérénité, de rigueur et de professionnalisme dans la gestion de la situation.
Le Club Sénégal Emergent (CSE) recommande la sauvegarde de la vie privée des protagonistes de cette affaire. Au nom d’une nécessaire conformité avec nos mœurs et nos traditions de Kersa et de Soutoura, il suggère au juge de faire sur cette affaire , des auditions à huis clos ; aux avocats des différentes parties et à la presse de faire preuve de professionnalisme et de responsabilité.
Au demeurant, pour le CSE, l’exigence de l’heure pour tous les citoyens, républicains et démocrates, est la Défense sans concession de l’Etat de droit qui garantit l’égalité et la liberté de tous les citoyens et qui soumet l’ensemble des Institutions, y compris l’Etat, à la Loi.
La démocratie, c’est aussi la séparation et l’équilibre des pouvoirs. Faut-il rappeler les principes qui régissent l’Etat de droit « marbrés » dans le préambule de notre Constitution. On peut, entre autres principes, relever dans ce préambule, « l’inaltérabilité de la souveraineté nationale qui s’exprime à travers des procédures et consultations transparentes et démocratiques », « la séparation et l’équilibre des pouvoirs conçus et exercés à travers des procédures démocratiques », « le respect des libertés fondamentales et des droits du citoyen comme base de la société sénégalaise (…) « le respect et la consolidation de l’Etat de droit dans lequel l’Etat et les citoyens sont soumis aux mêmes normes juridiques sous le contrôle d’une justice indépendante et impartiale »…
L’Assemblée générale extraordinaire du Club Sénégal Emergent attire l’attention de toutes les Sénégalaises et de tous les Sénégalais sur les priorités de l’heure qui méritent la mobilisation et la synergie de tous les efforts pour endiguer la crise consécutive à la pandémie de la COVID-19. Indubitablement, le Président Macky Sall a fait faire d’énormes progrès au Sénégal grâce à de nombreuses réalisations du Plan Sénégal Emergent avant la survenue imprévisible du virus qui constitue une chape de plomb sur les programmes et projets. Toutefois, en dépit de la COVID-19, le CSE souligne la nécessité individuelle et collective de poursuivre les réalisations du PAP2A, à s’approprier le Plan de relance économique défini par le Chef de l’Etat pour le retour d’une croissance solide et inclusive, à s’engager dans une participation massive à la vaccination contre la COVID-19, la voie royale pour un retour à une situation normale qui ouvre tous les possibles d’épanouissement et de bonheur pour les citoyens, notamment les jeunes et les femmes.
Pour le Club Sénégal Émergent
Le Président
Youssou Diallo




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