SEN REVUE DE PRESSE DU 14/09/17

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Caisse de dépôts et de consignations sous le poids de dettes toxiques

http://www.lesoirdedakar.com Le maire de Guédiawaye hérite de la Caisse de dépôts et de consignations alors que cette boîte court derrière des créances de plus de 20 milliards dus à des prêts non remboursés principalement d’hommes d’affaires sénégalais.
Sous la gestion de Thierno Seydou Niane, l’homme que va remplacer Aliou Sall, la Cour des comptes a fait un tableau des dettes toxiques qui risquent de plomber la CDC.
Les opérations de rachats de créances consistent, sur la base d’une sollicitation du débiteur, à savoir l’Etat, une entreprise publique ou un particulier, ou d’une proposition de cession de la part d’un créancier, à racheter la dette moyennant une commission payée sous forme de décote assise sur le montant initial dû.

Au final, le débiteur cédé (l’Etat ou le tiers) reste tenu envers la CDC.

À la revue des opérations réalisées, la Cour considère que ce dispositif souffre de quelques insuffisances et suscite quelques interrogations quant à sa régularité ou sa rentabilité.
Tout d’abord, les opérations de rachat ne font l’objet d’aucun encadrement aussi bien au niveau de la CDC que dans le cadre des relations avec la tutelle. L’importance des sommes mises en jeu rend nécessaire la formalisation des relations entre la CDC et les autorités de tutelle en vue de définir des procédures claires en la matière. Celles-ci pourraient prendre en compte la résorption d’une partie de la dette publique intérieure, les modalités de prise en charge de la décote, la fixation des taux applicables à la décote et les modalités de remboursement par l’Etat des montants rachetés. Il s’y ajoute que l’exécution de ces opérations a aussi révélé un défaut de maîtrise même de la technique de rachat et des modalités juridiques de formalisation des obligations des parties dans les conventions concernées. Cela est particulièrement le cas dans la perception des décotes qui, au lieu d’être simplement précomptées, sont reversées par le créancier initial sur les échéances libérées par la CDC.
Par ailleurs, les retombées attendues de ces opérations durant la période sous revue, en particulier pour les dettes de l’Etat, sont en deçà des attentes, comme l’illustre le tableau.

Ainsi, sur un total de 30 671 471 179 FCFA de créances rachetées, la CDC n’a recouvré qu’un montant de 6 858 627 488 FCFA, le solde de 23 812 843 691 reste dû par l’Etat pour les opérations concernant MYNA Distribution, le Groupe Air Sénégal, TSE Afrique, Clinique Pasteur et AIBD SA dans une certaine mesure.

3.3.1. Opérations avec MYNA DISTRIBUTION TECHNOLOGIES S.A
¡ Convention du 11 décembre 2013
Dans le cadre du programme d’électrification rurale, l’Etat du Sénégal, par le biais de transfert en capital au profit de la SENELEC, a signé la convention n° 20 avec MYNA Distribution Technologies S.A pour l’électrification de 746 villages pour un montant de 18 milliards FCFA.
Devant l’inexécution des obligations de l’Etat, la société MYNA Distribution a attrait solidairement l’Etat et la SENELEC à lui payer la somme due. Se prononçant sur cette affaire par jugement n° 3467 du 20 décembre 2011, le Tribunal régional hors-classe de Dakar a condamné l’Etat à payer à MYNA la somme de 18 124 523 725 FCFA à titre de dommages-intérêts et mis hors de cause la SENELEC. Sur ce montant, l’Etat du Sénégal a payé à MYNA 14 766 976 815 FCFA.
Suite à une demande du Ministre de l’Economie et des Finances par lettre n° 1380 du 11 décembre 2013, le reliquat d’un montant de 3 357 546 910 FCFA a fait l’objet de la première convention de cession de créance entre MYNA, la CDC et l’Etat signée le 11 décembre 2013.
Cette convention prévoit que le montant précité était le prix d’acquisition de la créance par la CDC qui perçoit une commission de 167 877 345 FCFA représentant 5% de la valeur faciale de la créance. Le prix de cession devait être versé à MYNA dès la signature de la convention. En retour, l’Etat devait payer à la CDC « … le montant de la créance majorée de la commission, le tout s’élevant à la somme de trois milliards cinq cent vingt cinq millions quatre cent vingt quatre deux cent cinquante cinq (3 525 424 255 FCFA) ». Le paiement de la créance de la CDC devrait intervenir au plus tard le 28 février 2014.
L’exécution de cette convention a révélé que non seulement les droits d’enregistrement n’ont pas été perçus sur la convention de cession, mais aussi, en l’état actuel, l’Etat n’a effectué aucun remboursement ni sur le prix d’acquisition de la créance ni sur la décote alors que ce paiement devait intervenir à la date du 28 février 2014.

En raison d’un taux applicable de 1%, le défaut d’enregistrement crée un manque à gagner pour l’Administration scale de 33 575 469 FCFA.

¡ Convention MYNA du 27 décembre 2013
Les termes de cette convention diffèrent en certains points de celle du 11 décembre 2013 bien qu’elle ait été signée à quelques jours d’intervalle. Elle a été précédée d’un échange de correspondances révélant la motivation de la convention consistant à per- mettre au créancier de l’Etat de faire face à ses tensions de trésorerie.
Dans une lettre du 16 décembre 2013, MYNA Distribution a proposé au Directeur général de la CDC le rachat d’une créance de 5 437 282 571 FCFA qu’elle détient sur l’Etat jusqu’à concurrence de la somme de 2 137 282 571 FCFA, avec une décote qui fera l’objet de négociations entre les parties.
Le ministère de l’Economie et des Finances et du Plan, par lettre n° 14236 du 27 Décembre 2013 a aussi, de son coté, sollicité la CDC pour le rachat de la même créance dans son intégralité au montant de 5 437 282 571 FCFA.
Les termes de l’accord tripartite MYNA, CDC et Etat du Sénégal seront formalisés par la convention de cession de créances du 27 décembre 2013 en vertu de laquelle la dette de 5 437 282 571 FCFA sera normalement payée par la CDC.
En son article 3, la convention prévoit que « le rachat de la créance détenue par MYNA … correspond à une décote de cinquante millions (50 000 000) FCFA représentant la commission forfaitaire tirée par la CDC sur cette opération ».

De son coté, l’Etat assure le règlement de la créance désintéressée à MYNA par virement dans les comptes de la CDC selon l’échéancier suivant :

–  « 2 437 282 571 FCFA au plus tard le 30 avril 2014 ;
–  1 500 000 000 FCFA au plus tard le 31 mai 2014
–  1 500 000 000 FCFA au plus tard le 30 juin 2014 ».

Les conditions de formation et d’exécution de cette convention soulèvent quelques remarques.

Les enseignements de la lettre de MYNA datée du 16 décembre 2013 sont doubles. En premier lieu, il s’agit bien d’une proposition de rachat qui est formulée par MYNA pour un montant bien en deçà de celui qui sera retenu dans la convention de cession de créance. Aucune justification de la sollicitation par le Ministère de l’Economie et des Finances et du Plan de rachat de l’intégralité de la créance n’est fournie. La seule justification explicite est celle de la lettre de proposition de MYNA et qui tend à la satisfaction de ses besoins de trésorerie. Elle est cependant problématique dans la me- sure où l’incidence serait de créer une charge pour l’Etat au travers de la décote. En second lieu, il est incompréhensible que la décote soit à la charge de l’Etat alors que dans sa lettre sus-évoquée, MYNA précisait que cette décote devrait faire l’objet de négociation entre les parties. Ainsi, il ne restait qu’à en fixer le taux, MYNA devant en supporter la charge pour avoir proposé de céder sa créance à la CDC. Cette décote ne sera normalement que de 50 000 000 FCFA à acquitter par MYNA dès la signature de la convention.
En outre, le montant de la décote qui est de 50 000 000 FCFA apparait anormalement bas en comparaison avec celui qui devait être supporté par l’Etat dans la convention du 11 décembre 2013 et qui était de 167 877 345 FCFA pour un montant moindre racheté de 3 357 546 910 FCFA.

Par ailleurs, il est surprenant de procéder au versement de la décote dès la signature de la convention de cession au lieu de son prélèvement sur la première échéance due par la CDC.

Sur un autre plan, il y a lieu de souligner que la cession d’une créance détenue sur l’Etat ne doit se faire que si son cocontractant a exécuté l’ensemble de ses prestations qui le rendent indubitablement créancier de la puissance publique. Dans le préambule de la convention, seul le besoin de trésorerie de MYNA est avancé pour justifier la cession de créance.
Or, la convention de cession, signée le 27 décembre 2013, fait référence à une autre du 10 octobre 2013 signée avec la SENELEC qui serait la source de la créance détenue par MYNA sur l’Etat du Sénégal. Le délai entre ces deux conventions est assez court pour que MYNA réalise ses prestations et négocie le paiement de sa créance. Si le jugement du Tribunal régional hors classe de Dakar fait foi pour la première convention, la question de la réalité et de l’exigibilité de la créance reste entière pour la deuxième.
C’est pourquoi, le MEFP a commandité à l’Inspection générale des Finances, une en- quête sur ces créances. En dépit des demandes formulées par lettres datées des 8 mai 2014 et 12 juin 2014, respectivement adressées au Coordonnateur de l’Inspection générale des Finances et au Ministre de l’Economie et des Finances et du Plan, ce rapport n’a jamais été communiqué à la Cour.

L’exigibilité de la créance détenue par MYNA Distribution est un préalable à la conclusion de l’opération de rachat de créances. A défaut, les sommes versées sont indues.

¡ Convention du 7 avril 2014
Cette troisième convention porte sur une créance détenue par MYNA sur l’Etat pour un montant de 7 434 000 000 FCFA. En son article 2, elle stipule « le prix d’acquisition par la CDC de la créance est convenu pour la somme de sept milliards vingt cinq millions cent trente mille (7 025 130 000) FCFA CFA ». Ce montant devra être payé par la CDC selon les modalités suivantes :
–  « 2 835 000 000 FCFA CFA à mettre à la disposition de MYNA Distribution Technologies SA dès la signature … ;
–  4 190 130 000 FCFA CFA à verser par la CDC au pro t de MYNA Distribution Technologies SA en deux tranches, soit 1 890 000 000 FCFA CFA le 31 mai 2014 et 2 300 130 000 FCFA CFA le 31 juillet 2014 .
Aux termes de l’article 3 de la convention, le montant racheté « correspond à une décote de 408 870 000 FCFA représentant la commission forfaitaire à payer par MYNA Distribution Technologies SA qui accepte de s’en acquitter suivant l’échéancier ci- après :
–  165 000 000 FCFA CFA dès la signature de la convention ;
–  110 000 000 FCFA CFA le 31 mai 2014 ;
–  133 870 000 FCFA CFA le 31 juillet 2014 ».
En contrepartie, l’Etat s’engage à régler à la CDC, au plus tard le 30 septembre 2014, le montant de 7 434 000 000 FCFA

La revue de cette convention fait apparaitre plusieurs constats.

D’abord, si la décote a été mise à la charge de MYNA, il y a lieu de relever que son paiement n’a pas été opéré comme stipulé dans la convention de cession de créance. En effet, à la signature de la convention, aucune somme sur les 165 000 000 FCFA attendus n’a été libérée par MYNA. En revanche, faisant suite à une lettre n° 453 du 28 avril 2014 du Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan relatant que « la décote d’un montant de quatre cent huit millions huit cent soixante dix mille (408 870 000) FCFA représentant la commission paritaire … sera prise en charge par l’Etat du Sénégal », la CDC a remboursé intégralement la décote le 29 avril 2014. Pour ce faire, un avenant a été signé le 28 avril 2014.
En conséquence de ce remboursement, la CDC ne perçoit aucune retombée dans l’opération, la commission ou décote devant être supportée par le cédant lui ayant été retour- née. Aucune raison n’est avancée pour justifier cette prise en charge de la décote par l’Etat du Sénégal alors que la demande de rachat a été initiée par MYNA
Par ailleurs, prévu pour être remboursé en totalité au 30 septembre 2014, le montant entièrement payé par la CDC n’a toujours pas été recouvré sur l’Etat.

Campagne agricole dans la vallée 2017- Le taux de réalisation de la saison sèche chaude établi à 77%

http://www.rewmi.com L’activité agricole dans la vallée du fleuve Sénégal est marquée, au deuxième trimestre 2017, par la préparation de l’hivernage 2017-2018, avec une légère progression des prévisions de mise en valeur, comparativement à 2016-2017. Concernant la riziculture, les prévisions d’emblavure sont inchangées pour la saison hivernale alors que celles de la contre saison chaude 2017 ont baissé.
Le taux de réalisation, sur des prévisions de mise en valeur de 54 895 hectares pour la saison sèche chaude 2017, s’est établi à 77%, c’est-à-dire 42 465 hectares, en hausse de 24,2%, en variation trimestrielle au cours du deuxième trimestre 2017, apprend-on auprès des services de la Direction de la prévision et des études économiques. Ce résultat est imputable principalement à la riziculture. En effet, l’engouement des producteurs pour la riziculture a entrainé la poursuite des semis au-delà de la date indiquée. S’agissant de la campagne de contre saison chaude 2017, les prévisions d’emblavure ont été révisées à la baisse. Parallèlement, note la source, les niveaux de réalisation ont reculé de 2 062 hectares, notamment, en ce qui concerne le riz avec (-1785 hectares) et l’arachide (-280 hectares). La baisse des réalisations pour le riz s’explique par la libération tardive du crédit pour certaines organisations paysannes, le retard des livraisons de groupes motopompes et la réfection des aménagements hydro-agricoles à Podor. Au titre de l’hivernage 2017-2018, les prévisions de mise en valeur ont été légèrement rehaussées de 2,1%, à 57 827 hectares. Toutefois, une stabilité des prévisions de mise en valeur pour la riziculture hivernale (50 000 hectares) est notée.

Amélioration de la riziculture

Les niveaux de semis et repiquages de riz au titre de la campagne de saison sèche chaude, ont atteint 42 000 hectares, en hausse de 24,1%, en variation trimestrielle. Selon lui, ils représentent un taux de réalisation de 84%, relativement aux prévisions de 50 000 hectares de l’encadrement. Relativement à la même campagne de l’année dernière, un recul des réalisations de 1785 hectares est enregistré à la fin du deuxième trimestre 2017. Par ailleurs, précise la Dpee, l’objectif d’emblavure du PRACAS (70 154 hectares) pour cette campagne de saison sèche chaude 2017 a enregistré un niveau de réalisation de 60% de la campagne d’hivernage 2017-2018, les 50 000 hectares prévus par l’encadrement dans le cadre de la riziculture représentent 71,3% des objectifs d’emblavures du PRACAS.
Le financement cumulé des intrants agricoles de 10,428 milliards de FCFA effectué par la CNCAS ainsi que les superficies retenues de 30 380 hectares pour la campagne de saison sèche chaude 2017 sont restés inchangés, selon la Dpee. Par rapport à la campagne correspondante de 2016, une hausse de 16,8% des financements a été relevée, traduisant, principalement, l’engouement pour la riziculture et les efforts consentis par l’encadrement pour augmenter les superficies et atteindre l’autosuffisance en riz en 2017. S’agissant de l’hivernage 2017-2018, les dossiers d’expression des besoins pour le financement de la campagne sont en cours d’élaboration au niveau des organisations paysannes avec l’appui du dispositif de terrain de la SAED. Zachari BADJI

SAINT-LOUIS:L’AMBASSADEUR DES USA VISITE LES PROJETS RIZICOLES

Richard Toll (Saint Louis), 13 sept (APS) – L’ambassadeur des Etats-Unis au Sénégal, Tulinabo Mushingi, a visité mercredi le centre de triage des semences et le laboratoire semencier de Richard-Toll, destiné à la production de semences certifiés de riz au profit des producteurs de la vallée du fleuve Sénégal, a constaté l’APS.

Ce centre de tri, financé par l’USAID/PC et placé sous la supervision de « Naatal Mbay’’, est passé d’une capacité de 2500 tonnes en 2009 à une capacité de 6500 tonnes de semences en 2015.
Jean Michel Voisard, directeur du projet Usaid/Naatal Mbay, Mamadou Baldé, directeur régional du développement rural (DRDR) de Saint-Louis, ainsi que les techniciens et encadreurs des projets de l’USAID, étaient dans la délégation conduite par l’ambassadeur.

Tulinabo Mushingia a salué le travail abattu par les producteurs de la vallée, pour ’’une production de qualité’’, avec un accroissement de la rentabilité, en vue d’arriver à l’autosuffisance en riz et à la sécurité alimentaire des populations. 

Selon l’ambassadeur américain, les Etats-Unis et le Sénégal travaillent sur la sécurité nationale et les questions de développement pour ’’l’émergence d’une croissance économique et une bonne gouvernance’’.
Le diplomate a relevé que sa première tournée effectuée dans la zone nord (Matam, Podor et Saint-Louis), lui a permis de s’enquérir de l’état d’exécution des projets financés par le gouvernement américain au Sénégal au profit des populations.
Il a par ailleurs ajouté qu’il s’agit également d’identifier d’autres défis, ainsi que de nouvelles opportunités pour soutenir les populations sénégalaises dans d’autres secteurs comme l’éducation.
Tulinabo Mushingi a noté que sa visite permettra aussi de voir l’état d’exécution des programmes MCC, avec la réalisation des infrastructures, des routes et l’irrigation, dans le cadre du premier compact.

‘’Si tout est parfait, le Sénégal aura aussi l’opportunité de compétire au deuxième compact du programme MCC’’, a-t-il dit. 

L’ambassadeur a également rencontré le groupement des femmes productrices de Ross-Bethio, avant de visiter l’unité de production et de commercialisation du riz et les périmètres rizicoles que ces femmes exploitent dans la vallée.
A cette occasion, la présidente du groupement des femmes productrices, Adja Ndeye Gaye, a salué le travail d’encadrement de l’USAID NATAAL BAAY.
Elle a relevé que son groupement, qui compte 1021 femmes des communes de Ross-Bethio, Diama et Nguith, exploite 180 hectares aménagés sur les 280 hectares mis à leur disposition par l’Etat. Lors de sa visite, le diplomate a aussi rencontré les services du Corps de la paix américain.BD/OID/ASG

L’ETAT INTERPELLÉ SUR L’IMPLANTATION D’USINES DE PRODUCTION DE FARINE DE POISSON

Mbour, 13 sept (APS) – Le président de l’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs maritimes (APRAPAM), Gaoussou Guèye, a interpellé mercredi l’Etat sénégalais sur l’implantation au Sénégal d’usines de production de farine de poisson, évoquant notamment les risques qu’elles font peser sur la sécurité alimentaire et l’environnement.
Intervenant à l’ouverture du septième Forum de la pêche artisanale, organisé à Mbour (ouest), il a demandé aux autorités sénégalaises de donner leur position par rapport à ce phénomène.
C’est ‘’une catastrophe […] à tous les niveaux, notamment sur le plan alimentaire, mais aussi sur la gestion, la rationalisation et la durabilité de la ressource, a jugé l’activiste. Il a aussi alerté sur ‘’leur impact sur le plan environnemental et la santé des populations’’.
‘’Aujourd’hui, il est tout à fait capital et même nécessaire que l’Etat nous donne sa position par rapport à ces unités de production de farine de poisson, pour qu’on puisse savoir s’il les encourage, les interdit ou veut les faire disparaître, ne serait-ce que pour une meilleure préservation de la ressource, surtout les petits pélagiques’’, a-t-il ajouté.

 A l’en croire, en raison d’une demande accrue sur les principaux marchés internationaux, offrant des prix ‘’très rémunérateurs’’, les usines de production de farine de poisson se multiplient, notamment en Afrique de l’Ouest où les quantités de poisson transformé en farine augmentent de façon exponentielle.  

Au Sénégal, révèle Guèye, une dizaine d’usines auraient été agréées. En Mauritanie, leur nombre serait passé de 6 à 23 depuis dix ans, alors que deux usines auraient été récemment construites en Gambie.
‘’Tant que nous ne savons pas quelle est la position des pouvoirs publics vis-à-vis de ces usines de production de farine de poisson, nous allons continuer à vivre dans un dilemme. C’est pourquoi nous lançons un cri de cœur, parce qu’il est impératif d’arrêter l’installation de ces usines qui ne sont pas conformes à la durabilité et la rationalité de la ressource’’, a-t-il affirmé.
Il a rappelé que chaque Sénégalais doit consommer annuellement 25 kilogrammes de poisson et que le filet de sécurité alimentaire au Sénégal demeure les produits de la pêche. Alors, dans ce contexte, produire de la farine de sardinelle pour nourrir des animaux et de la volaille, pose ‘’un véritable problème’’, a-t-il clamé.
‘’Ces usines ne riment pas avec les objectifs du Plan Sénégal émergent (PSE) qui met en priorité la restauration de la ressource, la sécurité alimentaire, la création d’emplois, une gestion durable des ressources naturelles, l’équité, entre autres’’, a insisté Gaoussou Guèye.
C’est pour aider les pouvoirs publics à prendre ‘’la bonne décision’’, que le septième forum sur la pêche artisanale a axé sa réflexion sur le thème : ‘’La production de farine de poisson : enjeux pour les communautés côtières ouest-africaines’’, a-t-il justifié.
Le rapport global de cette réflexion sera transmis à l’autorité qui va être ‘’très bien informée’’, parce qu’’’il y a énormément d’usines de production de farine de poisson qui travaillent sans agrément’’, a encore dénoncé le président de l’APRAPAM. Il demande aux corps de contrôle de l’Etat de voir de plus près comment ces usines se sont implantées au Sénégal. ADE/ASG/OID

PLAIDOYER POUR UN ACCOMPAGNEMENT DE L’AGRICULTURE BIOLOGIQUE

Thiès, 13 sept (APS) – Le coordonnateur de la Fédération nationale pour l’agriculture biologique (FENAB), Ibrahima Seck, sollicite des pouvoirs publics un accompagnement pour le développement de l’agriculture biologique.

‘’Nous continuons à recevoir de la part des autorités, un soutien verbal. Il n’y a pas une volonté politique pour accompagner le développement de l’agriculture biologique au Sénégal’’, a-t-il dit dans un entretien avec la presse.
Selon lui, les autorités compétentes investissent beaucoup de ressources financières dans l’agriculture conventionnelle au détriment de celle biologique.
‘’L’État dépense beaucoup d’argent pour soutenir uniquement l’agriculture conventionnelle. Aujourd’hui, les agriculteurs biologiques ont besoin de bio pesticides, de bio fertilisants et semences biologiques pour mener à bien leurs activités’’, a relevé M. Seck.

‘’Mais, jusqu’à présent l’État du Sénégal ne nous appuie pas’’, a déploré le coordonnateur de la Fédération nationale pour l’agriculture biologique.

Cette pratique culturale permet aux populations ‘’d’accéder à des produits sains, très bons pour la santé, et favorise en même temps, une bonne gestion des ressources naturelles’’, a-t-il fait remarquer.
Ibrahima Seck renseigne que les pratiquants de l’agriculture biologique ont ‘’des semences de légumes, de céréales, de maïs, de mil, etc. » « Mais ces semences ne sont pas reconnues par la législation sénégalaise parce qu’il y a tout un processus pour les fabriquer. Ce n’est pas facile’’, a-t-il fait remarquer. M. Seck fait état d’une législation qui ’’constitue un frein au développement de l’agriculture biologique’’. FD/OID/ASG

Départ du DG Samba Kanté et du DGA Seyni Ndao de la Saed : Les producteurs du Delta et de la Vallée du Fleuve Sénégal désapprouvent

http://www.dakaractu.com Les mesures individuelles prises par le chef de l’Etat à l’issue du dernier conseil des ministres, n’ont pas été bien appréciées par certains producteurs du delta et de la vallée du fleuve Sénégal.
Daouda Gaye, président de l’Union des producteurs privés du département de Dagana et plusieurs autres paysans ont fait une sortie pour attirer l’attention du chef de l’Etat sur le travail remarquable effectué par Samba Kanté, Directeur Général sortant de la Saed. Non seulement, ils sont contre son départ, mais ils ont également déploré le fait que la Saed soit subitement décapitée. Etant entendu que le Directeur Général Adjoint, Seyni Ndao, a lui aussi été éloigné de cette société.
Daouda Gaye et ses collègues producteurs se posent aussi la question de savoir si réellement le gouvernement tient toujours à réaliser l’autosuffisance en riz dans la vallée ? Ils ont surtout précisé qu’ils ne s’activent pas pour inciter le chef de l’état à revenir sur ses décisions mais plutôt pour attirer son attention sur les conséquences des actes qu’il vient de poser, au moment où il avait la possibilité de favoriser une promotion interne au niveau de la Saed, en vue de consolider les acquis et d’accélérer la mise en œuvre du programme national d’autosuffisance en riz…

Recensement général des entreprises agricoles: Connaître mieux les fondamentaux de l’économie nationale

http://actu24.net/ Louga marque certainement la dernière sortie d’Aboubacar Sédikh Béye comme Directeur général de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie. 72 heures avant sa nomination à la tête de la direction du Port Autonome de Dakar, il a clôturé à Louga un atelier national impliquant les membres du comité technique d’harmonisation pour la revue des concepts et outils techniques de la cartographie du recensement général des entreprises agricoles.
Selon le désormais ex Dg de l’Ansd, deux jours de concertation avec les services techniques régionaux de l’agriculture, l’horticulture, l’élevage, la pêche, les Eaux et forêt, ont permis de s’entendre sur les concepts et valider les questionnaires de la foresterie et de la pêche. A l’en croire encore, tous les secteurs se sont entendus sur le cadre fédérateur de la cartographie du recensement général des entreprises. Celle-ci va marquer la première étape avant toute opération de collecte. La cartographie va permettre de dresser un portrait exhaustif des exploitations agricoles en termes de localisation et d’identification sur toute l’étendue du territoire. Et il s’agira à terme de dénombrer l’ensemble des exploitations agricoles, d’élevage, de la pêche et des Eaux et forêt qui font de la production marchande. Et la base de données va permettre à tout un chacun de pouvoir disposer d’éléments de départ pour mener des enquêtes ou éclairer des décisions.
« C’est un exercice extrêmement important pour le pays. Il va nous doter d’une meilleure connaissance des bases des structures de l’agriculture au sens large. Pour la première fois, nous allons mener un exercice qui va nous permettre de géo-référencer toutes les exploitations agricoles du pays. Cela va nous permettre aussi de cartographier tout ce qui tourne autour des cours d’eau, des points de passage dans le cadre de l’élevage. Au finish, on procédera au dénombrement du cheptel. Cela concourt à une meilleure connaissance des fondamentaux de l’économie de notre pays », a fait comprendre Aboubacar Sédikh Béye. Cette opération intervient à la suite de la finalisation du volet non agricole du recensement général des entreprises.
Représentant le Premier ministre, président du Conseil national de la statistique, le Conseiller spécial Moubarack Lô rappelle que depuis 1998 aucun recensement n’a été fait concernant l’agriculture. Ce qui laisse encore place à une connaissance laconique et approximative de ce domaine. Le statisticien est d’avis que la base de sondage ne peut plus se fonder sur les résultats de ce recensement d’il y’a environ 20 ans. « Il est important de faire un recensement complet, champ par champ, ensuite d’entrer dans chaque champ ou dans un échantillon de champs et pouvoir faire une enquête approfondie pour pouvoir connaître l’état des outils.
Aujourd’hui, dans beaucoup de champs, on continue encore à utiliser des techniques très traditionnelles qui ne peuvent pas porter les objectifs de productivité que vous trouvez dans le Pse. Cette enquête va permettre au gouvernement d’avoir une connaissance objective de la situation », a estimé M Lô. Par Pape DIAKHATE (Actu24, LOUGA)

Forum économique mondial sur l’indice du capital humain:le Sénégal en bas de l’échelle

http://www.seneplus.com Le Sénégal fait partie des trois derniers pays au monde, selon le rapport du Forum économique mondial sur l’indice du capital humain. L’étude montre que le Sénégal ne devance que la Mauritanie et le Yémen.Selon un rapport établi par le Forum économique mondial, le Sénégal occupe la 128ème place de « l’indice du capital humain », qui représente la capacité des pays à réaliser pleinement le potentiel économique de leur population.
Le Sénégal fait partie des trois dernières nations au niveau mondial. Il ne devance que la Mauritanie (129ème) et le Yémen (130ème). La tête de ce classement est occupée par la Norvège, la Finlande et la Suisse. Le Rwanda (71ème), le Ghana (72ème) et le Cameroun (73ème) sont les pays africains qui affichent les meilleurs scores.

D’après le rapport, le Sénégal n’a développé que 43,33% de son capital humain, loin derrière la Norvège (77,12%). Alors que la moyenne mondiale est de 62%. Le Sénégal doit relever plusieurs défis, notamment la qualité du système éducatif et l’emploi des jeunes.

Le classement montre que l’Afrique subsaharienne est la région la moins développée au monde en éducation.
L’indice, calculé par le Forum  économique mondial, révèle le niveau de formation de la population, le niveau de participation au marché du travail, ou encore la part de salariés hautement qualifiés dans l’emploi global.
« Nous avons besoin d’un changement de mentalité et d’une véritable révolution pour adapter nos systèmes éducatifs aux apprentissages nécessaires à la main-d’œuvre de demain », a déclaré Klaus Schwab, le président du Forum mondial de l’économie

La bataille contre les feux de brousse dans le delta du Saloum, au Sénégal

http://www.jeuneafrique.com/pays/senegal Au cœur de la mangrove, haut refuge pour hérons Goliath, lamantins d’Afrique et hyènes tachetées, les incendies de forêt menacent Sipo, un village niché dans la réserve naturelle du Delta du Saloum, au Sénégal. Sur cette île, les habitants se mobilisent pour lutter contre les feux de brousse déclenchés par des braconniers et guides chasseurs malveillants.
« Ce jour-là, le feu était loin, à plus de 14 km. On pensait qu’il n’arriverait pas jusqu’ici. Mais le lendemain le vent soufflait. Il n’y avait que quelques femmes au village, les hommes étaient partis en mer. Le feu est venu si vite, personne ne réussissait à l’éteindre. Quand on est arrivé c’était déjà trop tard. » Le temps que les hommes viennent étouffer les flammes à l’aide de râteaux et de bâtons, deux cases et une partie du maraîchage avaient déjà brûlé dans le village de Sipo, à plus de 145 km au sud-est de Dakar.

« Rien ne peut échapper aux flammes »

Ce jour où le feu de brousse a touché son village, il y a trois ans maintenant, hante encore Jean-Dominique Senghor, 31 ans, habitant de Sipo. Ici, chaque année, au cœur du parc national du Delta du Saloum – classé au patrimoine mondial de l’Unesco -, le feu détruit plusieurs hectares de la forêt de l’île.
« Il n’y a pas une année où ça ne brûle pas. Les chasseurs mettent le feu à l’herbe sèche avec de l’essence, et ça ravage tout, ça avance avec force à cause du vent. Rien ne peut échapper aux flammes. Il ne reste que des arbres morts, des insectes, des singes, des serpents, des oiseaux brûlés », témoigne avec amertume « Jean-Do », comme on le surnomme ici.

Les années les plus destructrices, près de 650 000 hectares peuvent partir en fumée

Les feux de brousse sont utilisés par certains chasseurs et braconniers pour rabattre et capturer le gibier. Chaque année, 1 500 cas de feux sont recensés au Sénégal lors de la saison sèche, d’octobre à juin, selon les chiffres de l’Océanium, une association sénégalaise de protection de l’environnement. Les années les plus destructrices, « près de 650 000 hectares » peuvent partir en fumée, évalue l’ONG sénégalaise.
À quelques centaines de mètres du village, la brousse porte encore les marques du feu. Jean-Do nous montre la zone qui a brûlé en janvier dernier. Arbres calcinés et tas de cendres ont remplacés les grandes étendues d’herbacées. « Ça me fait mal quand je vois ça, parce que c’est pour cette nature que nous sommes là, sans elle nous ne pourrions pas vivre », s’inquiète Jean-Do, qui vit ici depuis près de vingt ans.
Situé dans la forêt classée des îles Bétanti, Sipo abrite de nombreuses espèces d’oiseaux et de mammifères sensibles : des hérons Goliath, des pélicans gris, des singes verts, des hyènes tachetées ou encore des tortues marines et des lamantins d’Afrique, deux espèces menacées.

Pratiques de chasse illégales

« Ils chassent à n’importe quelle heure, même la nuit alors que c’est interdit. Parfois c’est juste pour la balade, ils tuent des phacochères et les laissent dans la brousse, après leur avoir enlevé leurs défenses.
C’est seulement pour l’argent, pour le business. » Assis en tailleur dans sa case en paille, Jean-Do baisse la voix quand il se met à parler d’« eux ». Les guides chasseurs qui travaillent pour le compte d’un hôtel de chasse voisin, à Toubacouta, à cinq kilomètres de là.
Le campement, tenu par un propriétaire belge, organise des safaris pour les touristes dans la forêt de Sipo, proposant de chasser « phacochères, hyènes, et petit gibier » avec « pisteur privé ».
Comptez 800 euros pour trois jours de chasse, et jusqu’à 2 000 euros pour seize jours. L’hôtel, situé sur une zone « amodiée » – un espace de chasse loué à l’État -, peut chasser légalement.
Ils tuent quatre cinq phacochères, puis ils viennent au village et ils prennent des photos avec leurs trophées devant tout le monde
Mais Jean-Do accuse les guides chasseurs accompagnant les touristes d’être responsables des feux de brousse, interdits au Sénégal. « Ils brûlent les hautes herbes pour pouvoir se déplacer sur l’île avec leurs 4×4 et pour mieux voir et tuer les animaux. »
Du côté de l’hôtel, on se défend et assure pratiquer une « chasse éthique et sportive ». L’un des managers de l’établissement rejette l’accusation des villageois : « Les feux ne sont pas déclenchés par les chasseurs, mais par les apiculteurs et les cultivateurs. »
Chaque année, Jean-Do regarde passer les groupes de touristes dans son village, écœuré. Seul l’hôtel, l’amodiataire légal de la zone, peut chasser. « Ils font ce qu’ils veulent. Et nous, on n’a même pas le droit de chasser. Ils tuent quatre cinq phacochères, puis ils viennent au village et ils prennent des photos avec leurs trophées devant tout le monde », décrit cet ancien chasseur à l’arc traditionnel.
Le chef du village de Sipo, Issa Touré, 63 ans, confirme : « La forêt a commencé à brûler à l’arrivée de l’hôtel. Dès le mois de décembre, ils incendient pour débroussailler. C’est difficile de voir les braconniers, ils se cachent ou chassent de nuit. »

Ecosystème en péril : la bataille des villageois de Sipo contre les feux de brousse

Sipo est situé à la limite de l’Aire marine protégée de Bamboung (AMP), une zone de 7 000 hectares au nord de l’île, créée en 2004 pour préserver l’écosystème. Dans cet espace surveillé, qui attire de nombreux touristes, une équipe se relaie pour patrouiller et signaler les braconniers. « C’est toute l’île qu’il faut protéger, pas seulement l’Aire marine », regrette Jean-Do.
« Sipo se trouve dans une zone tampon, entre l’AMP et la zone amodiée, c’est ce qui la rend sensible. Tous les ans, la forêt du village brûle », explique Mamadou Bakhoum, vice-président du comité de gestion de l’Aire marine protégée de Bamboung.
« Les feux de brousse sont un vrai fléau. Les chasseurs incendient, ils tuent des guibs harnachés, des servals et des singes. Souvent, des braconniers entrent aussi dans l’AMP pour chasser des animaux ou pêcher des dauphins. Il faut trouver les coupables et les punir. »
A l’initiative de l’Aire marine protégée de Bamboung, l’ancien ministre de l’environnement et militant écologiste Haïdar El Ali s’inquiète : « Sur cette île, les flammes sont très fortes à cause des alizés. Le feu détruit les jeunes pousses et appauvrit les sols à terme. »
Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Sénégal a perdu près de la moitié de la superficie de ses forêts en cinquante ans, passant de 11 à 6,3 millions d’hectares aujourd’hui. « Les causes principales de la déforestation sont le trafic de bois, la production de charbon et les feux de brousse », souligne Haidar El Ali.
Mais du côté de la Direction des Eaux-et-forêts, chasses et conservation des sols, qui dépend du ministère de l’Environnement sénégalais, on dément : « Les feux de chasses restent rares, ils sont surtout déclenchés de manière accidentelle. »

« J’ai peur pour l’avenir de mon village »

Travailleurs de la terre et de la mer, les habitants de Sipo vivent de l’agriculture, de la pêche et de la cueillette en brousse. « Ici, toutes les choses que l’on a pour vivre, on les prend dans la nature. Les poissons, les noix de cajou, le pain de singe (le fruit du baobab), le bois. On vit de cela, il n’y a rien d’autre », explique Jean-Do, lui-même cultivateur et pêcheur.

Si ça continue comme ça, personne ne restera ici

Dans le village, où cohabitent sept ethnies, Bambaras, Sérères, Lebous ou encore Diolas, les familles récoltent du bois et de la paille pour le chauffage et la construction des cases. « A cause des feux, beaucoup de maisons n’ont pas pu être finies par manque de matériaux », indique Moussa Bakhayoko, 35 ans, le petit-fils du fondateur du village.
Turban sur la tête, maillot de foot sur le dos, « Le Prince », comme il est surnommé ici, est inquiet pour l’avenir : « Certaines familles préfèrent partir parce qu’elles perdent espoir, à cause des incendies. Elles récoltaient de l’huile de palme ou du miel dans la forêt, la situation devenait trop difficile ».
Jean-Do, son ami, ajoute, plus sombre : « Si ça continue comme ça, personne ne restera ici, j’ai tellement peur pour l’avenir de Sipo. Tu peux voir les cases abandonnées, leurs propriétaires sont partis parce qu’ils n’arrivaient plus à vivre. »
Modou Fall, cultivateur de niébé (haricot cornille) et de noix de cajou, lui, a choisi de rester. Ce midi-là, le soleil de plomb ne l’empêche pas de travailler. Le front perlant de sueur, il laboure en sifflotant le sol, à la main, pour planter des graines de haricots. Lui aussi s’inquiète de l’impact des feux sur ses terres.
« Je travaille dans la brousse, et les flammes gâtent tout. Je ne peux plus travailler quand ils brûlent », s’alarme le paysan. « On est parfois obligé d’aller sur d’autres îles à plusieurs kilomètres de là pour chercher des fagots. Mais pour ça, il faut avoir une pirogue ou une charrette », pointe-t-il.

Faire front

A l’intérieur de sa case, entourés de guides ornithologiques et de crayons de couleurs Jean-Do dessine un pélican gris, le visage concentré. Hérons Goliath, merles métalliques et calaos colorés ornent les pages de son carnet. Ces oiseaux, il a appris à les dessiner seul en observant la mangrove. « Nous, villageois de Sipo, nous avons commencé une bataille, parce que ça nous concerne trop. On ne veut pas quitter ce village où nos enfants naissent et grandissent. »

Jean-Do est devenu le porte-voix de cette « bataille » contre les feux de brousse. Depuis 2014, il préside l’association des villageois pour protéger Sipo.

Chaque année, en partenariat avec Keur Bamboung, un campement écotouristique voisin créé par l’Océanium, ils reboisent la brousse d’anacardiers, de bois de fer et de palétuviers. Désormais, les habitants veulent aller plus loin. Ils espèrent lancer en septembre une pétition, avec les signatures des habitants des 14 villages de l’île, pour demander « l’annulation de l’amodiation de Sipo ».
L’objectif ? Faire entendre leur voix auprès des autorités et obtenir un décret pour mettre fin à la zone de chasse. Las des promesses, les villageois attendent des mesures concrètes. « On est fatigué, l’arrêt de l’amodiation, ça fait des années que l’on en parle », pointe Moussa.
« Ça ne sera pas facile », reconnaît Jean-Do, qui portera la pétition. Et pour cause, certains ont pu se heurter à des pressions. Le jeune homme lève les yeux du pélican qu’il vient de finir de colorier dans son carnet. L’oiseau gris au grand bec doré nage paisiblement dans la mangrove.
« Nous avons déjà eu des problèmes parce qu’on essayait de dénoncer les responsables. C’est pour ça, si tu poses des questions sur les feux de brousse, certains habitants ne te répondront pas. Ça se passe comme ça, on les paye pour les faire taire, on les menace de quitter le village… », accuse Jean-Do. Par Sophie Douce
L’ECOLE POLYTECHNIQUE DE THIÈS ET SIEMENS NOUENT UN PARTENARIAT

Dakar, 14 sept (APS) – L’Ecole Polytechnique de Thiès (EPT) et Siemens ont signé, mercredi à Dakar, un contrat de collaboration destiné à développer les compétences et permettre aux élèves-ingénieurs de réaliser des projets bénéfiques pour la société sénégalaise, a constaté l’APS.
La convention a été scellée en marge d’une conférence de presse animée par André Bouffioux, le représentant et CEO de Siemens Belgique-Luxembourg et Afrique du nord, du centre et de l’ouest.
M. Bouffioux a, à cette occasion, estimé que « la formation et le développement des compétences locales sont au cœur des préoccupations de Siemens ».
Siemens propose, à travers ses différents centres d’expertise, « des formations de pointe » sur l’ensemble de sa gamme de produits au profit de ses clients mais aussi de ses partenaires locaux, a-t-il poursuivi.
M. Bouffioux a en outre relevé que son groupe qui s’active dans la haute technologie « investir également dans le futur en soutenant la formation des jeunes étudiants ».

« Au-delà de la formation, l’objectif est de créer un pont entre l’école et l’entreprise afin de faciliter l’insertion des jeunes dans le monde du travail », a-t-il dit, en ajoutant que L’EPT et Siemens envisagent leur collaboration sur le long terme. 

La multinationale s’engage, dans un premier temps, « à fournir du matériel didactique couvrant des produits destinés au monde industriel. Ce matériel d’automatisation industrielle viendra renforcer l’équipement de laboratoire de l’école », a fait savoir André Bouffioux.
« Nous considérons la formation en général et celle des jeunes ingénieurs en particulier comme un pilier important du développement économique et de l’innovation de nos activités au Sénégal », a souligné M. Bouffioux.
« En tant qu’école Polytechnique, notre objectif est d’offrir à nos élèves-ingénieurs une formation de qualité qui leur permettra de se démarquer sur le monde du travail », a, pour sa part, indiqué le professeur Salam Sawadogo, directeur des études de l’école Polytechnique de Thiès.
« Un partenariat avec une entreprise comme Siemens nous permet non seulement de développer les compétences de nos élèves-ingénieurs mais aussi de les familiariser avec le monde de l’entreprise afin qu’ils puissent plus facilement choisir leur voie et donner le meilleur d’eux-mêmes », a dit M. Sawadogo.
Siemens n’écarte par ailleurs pas d’accompagner les Petites et moyennes entreprises avec ses systèmes d’automatisation schématique, « leaders mondiaux dans leurs domaines pour une plus grande productivité et efficacité de leurs productions », a soutenu M. Bouffioux. ACD/PON

2018 DÉDIÉE ‘’AUX JEUNES, AUX FEMMES, AUX ENFANTS, AUX PERSONNES ÂGÉES ET CELLES VIVANT AVEC UN HANDICAP’’ (MACKY SALL)

Dakar, 13 sept (APS) – Le président de la République a annoncé mercredi au gouvernement sa décision de ‘’faire de l’exercice 2018, une année sociale, dédiée aux jeunes, aux femmes, aux enfants, aux personnes âgées et celles vivant avec un handicap’’.

Ainsi, Macky Sall a demandé au Premier ministre, Mahammed Dionne, de ‘’lui soumettre, dans les meilleurs délais, un programme d’urgence pour l’emploi et la promotion de l’entreprenariat rapide des jeunes, en veillant particulièrement au renforcement, dans le budget 2018, des dotations en faveur de l’emploi’’, rapporte le communiqué du Conseil des ministres.
Il s’agira aussi de veiller à ‘’l’intégration systématique de la dimension emploi et entreprenariat dans les politiques et programmes d’investissement à mettre en œuvre dans tous les départements ministériels’’.
Dans ce cadre, ajoute le communiqué, ‘’il importe de prendre en compte l’impératif de la promotion des travaux à haute intensité de main d’œuvre, ainsi que de nouvelles modalités d’incitation pour l’insertion des diplômés de l’enseignement supérieur et des écoles de formation professionnelle dans les secteurs privé et parapublic’’.
‘’Tout autant, poursuit la même source, il convient de soutenir les expériences du secteur informel, par la réorganisation institutionnelle du dispositif d’accompagnement technique et de financement des autoentrepreneurs et des PME/PMI, en veillant également à la rationalisation des fonds d’intervention pour le financement de l’entreprenariat des jeunes et des femmes’’.
Le président de la République a invité le gouvernement à ‘’mettre en place, dans chaque commune, une Mission Locale pour l’Emploi et l’Entreprenariat des jeunes (MILE) chargée d’optimiser, à la base, les stratégies et outils de promotion de l’emploi’’.
‘’Ces missions devront faciliter le développement de l’entreprenariat des jeunes, et veiller à la territorialisation des politiques de création d’emploi, à travers une plus grande proximité des services de l’emploi qui doivent davantage investir les banlieues, les zones rurales et urbaines’’, explique-t-on.
En vue de marquer ‘’un nouvel élan national’’ pour l’emploi, le chef de l’Etat a demandé au Premier Ministre ‘’de tenir une rencontre d’échanges et de cadrage avec les responsables du Conseil national de la Jeunesse, ceux du mouvement Navétane et des associations de jeunes, d’organiser le forum national sur l’emploi, et de préparer le prochain conseil présidentiel sur l’emploi et l’entreprenariat des jeunes’’. OID/ASG

LUTTE CONTRE LE PALUDISME : DES ANTIPALUDIQUES D’UNE VALEUR DE 2 MILLIARDS OFFERTS PAR PÉKIN

Dakar, 14 sept (APS) – L’ambassadeur de la République de Chine, Zhang Xun, a remis jeudi aux autorités sanitaires sénégalaises un don de médicaments antipaludéens du gouvernement chinois, d’une valeur de près de 2 milliards de francs CFA, a constaté l’APS.

Il s’agit de 124 830 boites de 9 comprimés chacune de ‘’Duo Cotecxin’’ qui, selon le diplomate chinois, est un anti paludique efficace, considéré comme un cadeau de la médecine traditionnelle chinoise au monde entier et qui est ‘’très apprécié par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui travaille activement à sa généralisation’’.
‘’Depuis longtemps, la Chine soutient les efforts du gouvernement sénégalais visant à lutter contre le paludisme’’, a-t-il souligné. Il a rappelé que dans le cadre de la coopération sino-africaine, la Chine, depuis 10 ans, offre au Sénégal des médicaments antipaludéens.
Il a également rappelé qu’un centre de recherche anti-paludisme a été mis en place avec l’aide du gouvernement chinois au Centre hospitalier national de Pikine, qui a reçu par deux fois des appareils médicaux.

De même, a-t-il relevé, des experts sénégalais sont invités tous les ans en Chine, pour participer à des séminaires sur la lutte contre le paludisme. 

C’est une manière de « saluer les efforts considérables du gouvernement sénégalais, notamment du ministère de la Santé et de l’Action sociale dans la lutte contre le paludisme’’, a expliqué le diplomate chinois.
‘’Nous allons ensemble travailler à renforcer la coopération sur la santé publique de sorte à appliquer pleinement les acquis du Sommet de Johannesburg du Forum sur la coopération sino-africaine et approfondir le partenariat de coopération stratégique global sino-sénégalaise’’, a-t-il promis.
Selon le secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Action sociale, Ibrahima Wone, qui a réceptionné le don, ‘’il s’agit d’une aide sans contrepartie inscrite dans l’accord de coopération économique et technique signé entre les deux parties, en 2013.
‘’L’intérêt de ce médicament repose sur son utilisation dans la prise en charge du paludisme simple et en traitement relais des cas de paludisme grave’’, a-t-il indiqué, précisant que le Duo Cotecxin est indiqué dans les zones de pré-élimination /élimination du paludisme, compte tenu de la durée de vie de la pipéraquine qui la compose.
‘’Elle est utilisée dans ces zones pendant les investigations de cas au Nord du Sénégal (une zone où le paludisme tend à disparaître), dans le but de rompre la chaîne de transmission. »LTF/ASG

REGLEMENTATION DE LA MEDECINE TRADITIONNELLE:LES TRADIPRATICIENS TANCENT L’INTER-ORDRE DES PROFESSIONNELS DE LA SANTE

http://www.sudonline.sn Les tradipraticiens invitent l’Inter-Ordre des professionnels de la santé à un débat national, suite à leur opposition sur l’adoption du projet de loi portant sur la réglementation de la médecine traditionnelle. Ils l’ont fait savoir hier, mercredi 13 septembre, lors d’un panel de dialogue, d’information et de partage organisé par la coalition nationale pour la Santé et l’Action sociale (Cosas). «Rôle et la place de la médecine traditionnelle parmi les enjeux sanitaires»,  est le thème du panel de dialogue, d’information et de partage organisé hier, mercredi, par la coalition nationale pour la Santé et l’Action sociale (Cosas), en partenariat avec le centre de recherche ouest africain (Warc).

Les panélistes venus réfléchir sur la restructuration des produits et pratiques de la médecine traditionnelle, ont tour à tour expliqué le rôle de la médecine traditionnelle et la contribution du pouvoir public pour densifier l’offre de soins aux populations.

«La réglementation de la pratique de la médicine traditionnelle permettra de répondre plus ouvertement à la demande des soins sollicités par nos populations », a indiqué Alioune Aw, membre du comité directeur de la Cosas. 

Dans un contexte d’adoption du projet de loi pour assainir cette pratique, les acteurs de la médecine traditionnelle estiment qu’il est temps de laisser ce secteur élaborer ses propres textes et s’ouvrir aux autres acteurs de la médecine générale. «Le projet de loi sur la médecine traditionnelle qui va assainir la pratique et mettre en place des rudiments de protection», renseigne Alioune Aw. Non sans indiquer que le Sénégal est le seul pays dans la sous-région africaine à ne pas disposer de cadre légal d’’exercice de la pratique de la médecine traditionnelle.
M. Charles Katy, expert du programme médecine traditionnelle de l’organisation ouest africaine de la santé, souligne pour sa part, que la mise sur pied du conseil national des praticiens de la médecine traditionnelle est très important, dans le cadre de la réglementation des produits et des pratiques du secteur. Il souligne que la médecine traditionnelle est une médecine de sociologie et de culture qui a ses propres principes, approches et conception de la maladie. «C’est une médecine qui prend en compte la dimension physique, spirituelle et psychique de l’homme. Il faut aussi accepter qu’elle a de bons résultats grâce à son efficacité», a-t-il laissé entendre.
A l’issue de la rencontre, les tradipraticiens n’ont pas manqué de fustiger l’attitude de l’Inter-Ordre des professionnels de la santé. «Nous trouvons que l’Inter-Ordre est contradictoire. Il ne peut pas critiquer le développement du charlatanisme et au moment où l’Etat pose des actes en termes juridiques comme le projet de loi pour lutter contre ce phénomène, et dire non», disent-ils. Ainsi, les acteurs de la médecine traditionnelle convient à un débat national le personnel de la santé. Car, selon eux, la médecine moderne et la médecine traditionnelle vont de pair. Adama FAYE

LANCEMENT D’UNE PLATEFORME : LA SOCIETE CIVILE VEUT UN SUIVI PERMANENT DES ODD

http://www.sudonline.sn La coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep) a lancé hier, mercredi 13 septembre, la plateforme civile pour le suivi des objectifs de développement durable (ODD). Elle a aussi présenté les objectifs du fonds de la société civile pour l’éducation 2016/2018.En lançant hier, mercredi 13 septembre, la plateforme civile pour le suivi des objectifs de développement durable (Odd), la coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep) met sur pied un cadre de dialogue politique national pour encourager les gouvernements à prendre en compte les recommandations et positions des organisations de la société civile sur l’atteinte des Odd. Pour apporter une contribution significative à la réalisation de   l’objectif de développement durable consacré à l’éducation, les Osc ont mis en place un Fonds de la société civile pour l’éducation(Fsce) 2016/2018 visant un appui technique, le renforcement des capacités, la facilitation de collaboration sud-sud et le partage des connaissances.

«La création de cette plateforme est venue à son heure pour un suivi permanent des objectifs de développement durable. Il s’agit d’une  appropriation davantage  des objectifs pour savoir quel est le type de suivi  le mieux approprié », souligne Hélène Rama Niang, membre du bureau  du conseil d’administration de la  Cosydep.
A l’en croire, il s’agit de dégager une feuille de route à travers la mise en place des différentes thématiques qui seront issues de ces réflexion sur les questions économiques,sociales culturelles et politiques.
Pour des résultats satisfaisants, la Cosydep promeut la mise en synergie des actions pertinentes de la société civile afin d’influencer positivement sur les politiques publiques.
«Nous avons compris que l’atteinte des objectifs de développement durable ne se fait pas de manière sectorielle. Il s’agit de travailler dans une dynamique de base avec tous les acteurs », a relevé Oumar Sow, membre du comité de travail, tout en précisant que «cette plateforme doit fédérer toutes les initiatives qui regroupent les acteurs de la société civile ».
«Nous avons ébauché un plan d’action qui va tracer les grandes lignes des activités sur lesquelles nous allons travailler dans un avenir proche pour pousser les décideurs à respecter leurs engagements », déclare-t-il Seynabou BOP

4E CONFERENCE «LES MARDIS DU NUMERIQUE» : LA DIFFUSION D’INJURES ET D’IMAGES MALSEANTES S’INVITE AUX DEBATS

http://www.sudonline.sn/ La quatrième conférence des «Mardis du numérique» s’est tenue avant-hier, mardi 12 septembre, à la Maison de la presse, avec comme thème: «Les médias dans la tourmente du numérique: régulation ou libre expansion». Les questions concernant les infractions liées aux injures et aux divulgations non conformes aux bonnes mœurs ont été aussi abordées ainsi que les sanctions prévues par la loi et applicable à tout contrevenant.La presse écrite a loupé le virage numérique et les universités aussi n’ont pas assimilé l’ère du numérique. C’est le constat partagé par Abdoulaye Sakho, Professeur agrégé de droit à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar avant-hier, mardi 12 septembre, à la Maison de la presse, lors de la quatrième conférence des «Mardis du numérique» organisée sous le: «Les médias dans la tourmente du numérique: régulation ou libre expansion».

  1. Sakho dit ne pas comprendre les étudiants qui, pour assister à un cours magistrale se trouvent confrontés au manque de places (assises) dans les amphis alors qu’ils peuvent disposer de ces cours via les paramètres du numérique. Selon lui, les inconvénients priment sur les avantages si on se réfère au phénomène vivace concernant la diffusion des images choquantes et d’injures.

Docteur Mouhamadou Lo, le juriste, expert en droit numérique et conseiller juridique de l’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie), est revenu sur la question de l’application des lois. «Il ne faut pas dire que ces lois ne sont pas appliquées parce qu’il faut savoir qu’il y a toujours un décalage entre une loi et son application. Et, je pense qu’il faudrait mieux que l’on s’auto-régularise avant de parler d’application de loi, vu qu’on ne peut pas se permettre de réaliser, à travers les réseaux sociaux, des choses que l’on n’oserait pas faire devant tout le monde», soutient-il.
Dr Lo n’a manqué de convoquer la loi n°2008-11 sur la cybercriminalité. Selon lui, cette loi dispose, au chapitre V, portant sur les «Infractions liées aux activités des prestataires techniques de services de commu




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