Système de Protection des innovations variétales : L’ISRA et l’OAPI veulent une meilleure amélioration.

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Pour améliorer la gestion de la propriété industrielle et développer le système semencier en Afrique, l’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra) a organisé ce mardi 26 septembre, un séminaire à vocation sous régionale. Celui-ci porte sur « le système de protection des obtentions ou innovations variétales et le développement de l’industrie des semences au Sénégal et en Afrique ».

Ce séminaire de trois jours (26 au 28 septembre)  a pour « but d’améliorer l’utilisation des droits de propriété intellectuelle dans les politiques de croissance de l’agriculture et de développement économique, du fait de leur nature commerciale, en témoignent, les dispositions minimales de protection exigées par l’Accord Adpic (harmonisation), les dispositions du règlement c/reg. 4/05/2008 portant harmonisation des règles régissant le contrôle, la certification et la commercialisation des semences végétales et plants dans l’espace Cedeao-Uemoa », a déclaré Denis Bouhoussou Loukou, directeur général de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi).

Pour Alioune Fall, directeur général de l’Isra, « ce séminaire national à vocation sous régionale sert de cadre d’information, de formation et de sensibilisation des participants, venus d’horizons divers liés à la transversalité de la protection et de la valorisation des projets de propriété industrielle, portant sur des ressources biologiques telles que les semences et les plants de variétés végétales ».

Il souligne : « Les trois jours de travail que vous passerez ensemble, sont l’occasion pour vous, d’aborder plusieurs thèmes. La qualité des conférences et la pertinence desdits thèmes, augurent de succès de vos travaux dont les autorités du Sénégal attendent impatiemment les conclusions, à travers un plan d’action efficace ».

Aujourd’hui, explique  le directeur de l’Isra, « les états africains de la sous-région ont mis en place des systèmes d’innovation harmonisés, une législation en matière de protection intellectuelle unique et une législation semencière commune ».

« Le gouvernement du Sénégal est favorable à l’adhésion, à la convention internationale pour la protection des obtentions végétales, après avoir testé la faisabilité de la protection de certaines variétés d’arachide et de diverses espaces maraichères. Il est dès lors nécessaire de partager largement cette vision de l’intégration et les caractéristiques de la mise en œuvre, pour asseoir sur le territoire du regroupement Oapi-Cedeao, une croissance rapide, durable et inclusive », dit-il.

 

TAPHA SOW




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