REVUE DE PRESSE (Mardi 15/08/17

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Sénégal : LOCAFRIQUE entre dans le tour de

table de la SAR

http://www.financialafrik.com Le groupe LOCAFRIQUE a racheté les 34% que détenait Bin Laden Group dans le capital de la Société africaine de raffinage (SAR). Dans sa livraison de ce vendredi 11 août, le quotidien sénégalais « Libération » révèle que LOCAFRIQUE, spécialisé dans le crédit-bail, a déboursé 10 milliards de F CFA (environ 15 millions d’euros) pour s’octroyer  les parts de Bin Laden Group.
D’après le journal, la transaction qui aura duré plusieurs semaines, vient d’être approuvée par le Conseil d’administration de la SAR et LOCAFRIQUE siégera désormais dans le tour de table de la raffinerie, avec Petrosen, Total et le groupe nigérian Sara.
Créée en 1961, la Société africaine de raffinage (SAR) a démarré ses activités le 31 Octobre 1963 et a été inaugurée le 27 janvier 1964 par le Président de la République d’alors, Léopold Sédar Senghor. Elle est l’une des premières entreprises du Sénégal en termes de chiffre d’affaires et au cœur de la politique énergétique du pays et assure l’approvisionnement du marché sénégalais en produits pétroliers.
La Compagnie Ouest Africaine de Crédit-bail, LOCAFRIQUE, se dit être  la première institution financière spécialisée dans le leasing au Sénégal. Elle accompagne les entreprises dans leur création, leur extension, ou encore dans la diversification de leur activité. par ABLAYE MODOU NDIAYE

CHANGEMENT DE COMMANDANT DE BORD A AIR SENEGAL SA : Le DG Mamadou Lamine Sow saute et devient Pca, Philippe Bohn aux manettes

Changement de cap et de commandant à la compagnie Air Sénégal SA en gestation. Directeur général de la boîte depuis sa création, il y a un peu plus d’un an, Mamadou Lamine Sow a été relevé de ses fonctions jeudi dernier 10 août lors d’une réunion du Conseil d’administration. Désormais, il passe président du Conseil d’administration. Il est remplacé par un Français. Philippe Bohn, un ancien de Airbus, cité dans le scandale du financement de la campagne de Nicolas Sarkozy, est désormais aux manettes.
Changement de cap et de commandant de bord au sein d’Air Sénégal SA. Alors que la compagnie n’a pas encore entamé ses activités, Macky Sall est en train de replacer ses pions. En effet, Mamadou Lamine Sow, jusque-là Directeur général de la compagnie Air Sénégal SA, a été viré par Macky Sall et remplacé par Philippe Bohn. Un peu plus d’un an, c’est le temps qu’a duré le magistère de Mamadou Lamine Sow, nommé au mois d’avril 2016. Avant sa nomination, Sow était le conseiller spécial du chef de l’Etat.
Selon toutes les personnes contactées, Mamadou Lamine Sow est un professionnel de l’aviation, qui maîtrise le transport aérien. D’ailleurs, c’est lui qui a permis à la nouvelle compagnie d’acquérir deux avions. Mamadou Lamine Sow avait signé avec le président de l’avionneur franco-italien ATR un contrat portant sur une commande ferme de deux avions ATR à turbopropulseur 72-600, d’un coût global de 50 millions d’euros (32,797 milliards de F Cfa).
Même limogé, Mamadou Lamine Sow reste à Air Sénégal SA. En effet, à l’issue du Conseil d’administration du jeudi 10 août dernier, il a été nommé président du Conseil d’administration de la compagnie.

Philippe Bohn, nouveau DG. Il a été cité dans l’affaire du financement de la campagne de Sarkozy en 2007

A la place de Mamadou Lamine Sow, le Président Macky Sall et la ministre du Tourisme et des Transports aériens Maïmouna Ndoye Seck ont misé sur le Français Philippe Bohn. Le nouvel homme fort de la compagnie Air Sénégal SA n’est pas un novice dans ce secteur. En effet, il a été Directeur du développement chez Airbus Group. Seul hic dans cette affaire, c’est que Philippe Bohn a été un «ex Monsieur Afrique» et un proche de l’ancien régime libyen, notamment de deux fils de Kadhafi. Passé par Elf et Vivendi avant de devenir vice-président d’Airbus, le nouveau Directeur général de la compagnie Air Sénégal SA avait bouclé la vente à la Lybie de 21 Airbus. D’ailleurs, c’est sur la base de ces faits que les juges en charge de l’affaire du financement de la campagne de Sarkozy en 2007 ont soupçonné le versement de rétro-commissions, d’où les perquisitions qui ont été menées à son domicile et dans les bureaux d’Airbus Group. Tout de même, il reste un homme qui connait comme sa poche le secteur de l’aéronautique.

Recherche d’un homme de réseau ?

Selon certaines sources, si Philippe Bohn a été préféré à Mamadou Lamine Sow dans le management de la future compagnie Air Sénégal SA, c’est à cause des nombreuses relations du Français. Il est en effet présenté comme un homme de réseau. Et après les deux échecs du Sénégal en matière de transport aérien (Air Sénégal et Air Sénégal international), les autorités ne veulent plus commettre d’erreurs. Elles veulent, dit-on, mettre tous les atouts du côté du Sénégal pour que cette compagnie connaisse une réussite certaine à l’image de Air Côte d’Ivoire et de Asky.

Mystère autour du salaire de Philippe Bohn

La question qui se posera certainement dans les jours à venir, c’est le niveau de salaire de Philippe Bohn. Ancien Directeur du développement avant de devenir vice-président de Airbus Group, on peut deviner qu’il percevait des chèques avec «beaucoup de zéros». Quel sera son salaire ? Sur quoi est-il tombé d’accord avec les autorités ? Pourquoi avoir décidé de laisser tous ses avantages dans son pays pour venir au Sénégal ?

Le DG de la CDC Thierno Niane sacrifié

Ce jeu de chaises musicales a fait une victime. Thierno Niane, Directeur général de la Caisse de dépôt et Consignations, a sauté lui aussi. Président du Conseil d’administration de Air Sénégal SA depuis sa création, Thierno Niane a été éjecté et sacrifié. Il avait été nommé à ce poste parce que dans le montage financier de la compagnie, la Caisse de dépôt et Consignations est l’actionnaire majoritaire de la boîte. Thierno Niane va peut-être resté dans le Conseil d’administration, mais plus comme un figurant qu’autre chose.Cheikh Oumar NDAW

Air Sénégal S.A:Un proche de Khadafi à la tête de la compagnie,Philippe Bohn,a-t-il été au cœur du financement de la campagne de Sarkozy en 2007 ?

http://www.dakaractu.com Le nouveau directeur général de Air Sénégal S.A, Philipe Bohn, est un membre influent de la Françafrique. L’ombre est son domaine de prédilection et on l’appelle même « Monsieur Afrique » dans certains cercles fermés. Son nom a été cité dans l’affaire du financement présumé de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. Des perquisitions avaient même été menées chez Airbus, où il était directeur du développement, et à son domicile.
Il a été suspecté, en 2014, d’avoir touché des rétro-commissions suite à  la vente à la Libye de 21 Airbus, en 2007. Des échanges téléphoniques entre Nicolas Sarkozy et son directeur de cabinet Michel Gaudin avaient mis le juge sur une piste sérieuse menant à Philippe Bohn.

Le troc du Dg de la Cdc, Thierno Niane, pour libérer la Présidence du Conseil d’Administration de Air Sénégal Sa

http://actusen.sn On commence à y voir clair : le Directeur général de la Caisse de dépôt et consignations a quitté la Présidence du Conseil d’Administration de Air Sénégal Sa.
Mais Thierno Niane a fait en sorte que la Cdc, qu’il dirige et qui est actionnaire principal de la Compagnie aérienne, soit particulièrement renforcée, en termes de représentativité au sein de celle-ci.
En un mot comme en mille, Actusen.com a appris de sources généralement bien informées que le Dg de la Caisse de dépôt et consignations a, pour continuer à veiller sur Air Sénégal Sa où il a injecté 40 milliards F Cfa, fait installer deux responsables de la Cdc dans le Conseil d’Administration de ladite Compagnie.
Selon un proche du dossier, Thierno Niane a fait un troc digne du nom : quitter la Présidence du Conseil d’Administration, mais renforcer celui-ci par l’entrée de deux autres membres de la Cdc.
“Si ce n’était pas son pari osé, pas si certain qu’on parlerait, un jour, de Air Sénégal Sa”
On ne le dira jamais assez. Sans lui, pas si certain que Air Sénégal Sa verrait le jour, dans un temps relativement court.
En effet, il aura fallu l’ingéniosité d’un homme, directeur général de la caisse de dépôt et de consignation pour enjamber le temps et accoucher de ladite Compagnie aérienne. Après la mort de Sénégal Airlines.

A la baguette, Thierno Niane a su casquer 40 milliards F Cfa pour donner corps à Air Sénégal Sa.

Ce, au moment où beaucoup n’auraient pas fait le pari d’injecter une manne financière aussi importante dans un projet aussi surréaliste, à l’époque.
Du coup, Thierno Niane a été, logiquement, fait Président de Conseil d’Administration de la Compagnie.Avant de libérer la place au désormais ancien Directeur général de Air Sénégal Sa, Mamadou Lamine Sow, limogé, depuis ce 10 août, de son ex-fauteuil de Dg, au profit du Français, Philippe Bohn. Qui fut vice-président d’Airbus France.

Conakry: le free roaming de 6 pays d’Afrique de l’Ouest à l’heure du bilan

http://www.financialafrik.com Entrée en vigueur en mars dernier dans six pays de l’espace CEDEAO, le free roaming est un projet de réduction des coûts d’itinérance des appels téléphoniques dans cet espace sous régionale. Plus de quatre mois après, les pays engagés dans ce projet notamment la Guinée, le Burkina, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Sénégal, la Sierra Léone et le Togo sont en conclave à Conakry du jeudi 10 au vendredi 11 août pour évaluer l’impact de ce projet intégrant.
L’assemblée des régulateurs de la Télécommunication de l’Afrique de l’ouest (ARTAO), les autorités nationales de régulation des pays engagés dans ce projet, et les directeurs des opérateurs de téléphonie mobile tous représentés à cette rencontre d’évaluation ont salué la portée hautement intégrant du projet free roaming et émis en substance la nécessité de poursuivre et d’accélérer les mécanismes de mise en œuvre du Free Roaming.
Dans son discours de bienvenue, le directeur général de l’autorité de régulation des postes et télécommunication (ARPT) de Guinée, Antigou Cherif, a déclaré que le programme Smart Africa, a une seule vision, celle de transformer l’Afrique en un marché numérique unique. Le  Free Roaming est, selon lui, un axe majeur de cette vision, donc une matérialisation de la volonté politique des chefs d’États.
« Le présent atelier nous offre l’opportunité d’échanger. Cependant, estime-t-il, de nos échanges doivent émerger des recommandations utiles et pertinentes susceptibles d’aider les consommateurs à mieux comprendre notre projet, servir de guides aux autres pays de la CEDEAO non signataires du protocole d’accord  d’Abidjan et d’établir des délais de mise en œuvre des recommandations issues de cet atelier » a souhaité le responsable de l’ARPT de Guinée.
Pour sa part, le secrétaire exécutif de l’ARTAO, Elhadj Lamino Maman, croit savoir que le roaming free va booster tous les éfforts consentis vers un marché commun, faciliter la libre circulation des biens et services et surtout améliorer le contrôle de la sécurité des États. La CEDEAO dispose désormais, à l’en croire, d’un outil éfficace pour l’accompagner dans son intégration sous-régionale.
Depuis l’adoption de la feuille de route sur la mise en place de roaming free à l’atelier de Dakar en juillet 2016, 6 pays membres ont signé le protocole d’Abidjan et entériné l’entrée en vigueur de l’accord fin mars 2017. par MAMADOU ALIOU DIALLO

Kemi Seba annonce une journée contre la Françafrique le 19 août

http://www.financialafrik.com Kemi Seba étend son combat.  L’initiateur du front anti-CFA va cette fois-ci au delà de la querelle monétaire pour s’intéresser à la Françafrique.  La jeunesse africaine de 11 pays francophones est appelée à la mobilisation le 19 août.
Le Président de  l’ONG  Urgence Panafricaniste entend, à travers ce nouvel appel à la mobilisation,   dénoncer  ce qu’il appelle « la monnaie coloniale » (le franc CFA),   « l’implantation des bases militaires françaises en Afrique » et le « néocolonialisme du continent noir ».

Les principaux pays ciblés par cette manifestation de grande envergure sont  le Sénégal, le  Niger, le  Cameroun, le Mali, le Burkina Faso, le Gabon, la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Togo, le Tchad, le Congo en plus de toute la diaspora de l’Afrique francophone.

Auteur  de trois essais sur le néocolonialisme (Supra Négritude en 2013, Black Nihilism en 2014 et Obscure Époque en 2016), Kemi Seba s’est fait connaître d’abord en France où il a fait ses premières classes de militant au sein de la branche françaises de Nation Of Islam.
Fiché “S”, interdit d’antenne dans les médias européens, l’activiste qui vit aujourd’hui au  Sénégal où il anime un célèbre talk show comme il le fait dans beaucoup de télés africaines, concentre son combat dans la lutte contre la négrophobie et la dénonciation de l’alignement de certains leaders africains à la Françafrique.
Kémi Séba: “on nous fait croire qu’il n’y a rien en Afrique, alors qu’il y a tout ici

Réforme chambres de commerce du Sénégal : Les raisons d’un conflit qui a tant enflé

Depuis la fin du mois de janvier 2017, le projet de loi portant création de la Chambre nationale de commerce, d’industrie et de services du Sénégal (CCISN) et des Chambres régionales de commerce, d’industrie et de services (CCI-R) a été adopté par les députés sortants de l’Assemblée nationale. Une réforme qualifiée de majeure et qui devrait changer le paysage des institutions consulaires.
Sur le plan national, outre la CCI-SN, cette réforme permet également la création d’une Chambre nationale d’agriculture qui aura, en dehors de l’agriculture, en charge les sous-secteurs de l’élevage, de la pêche et de la foresterie. Une réforme appuyée par des pans du patronat national qui pensent que l’agriculture est bien loin des télécoms…, mais vivement vilipendée par des hommes d’affaires de la trempe de Serigne Mboup qui s’est montré le plus virulent dans les critiques.
Le patron du groupe CCBM s’en prend à Baïdy Agne et Mansour Kama, respectivement Président du Conseil national du patronat (CNP) et de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (CNES), coupables à ses yeux d’être les instigateurs de cette réforme auprès de l’Etat. Déjà, le poste de Président de Chambre régionale de commerce, d’industrie et d’agriculture (CCIA) aiguise bien des appétits.
Du fait des nombreux avantages que leurs occupants en tirent. Et Serigne Mboup qui occupe la Présidence de la CCIA de Kaolack, mais qui étale ses ambitions pour être celui qui sera dans le futur à la tête de celle de Dakar, beaucoup plus importante et qui offre plus d’avantages à son titulaire, soupçonne les Présidents du CNP et de la CNES de vouloir « jeter du sable dans son plat de couscous ».
Le patron du groupe CCBM voit la menace venir. La réforme telle qu’engagée ne fera que les affaires des membres du CNP et de la CNES qui pourront aisément faire main basse sur les futures chambres consulaires. Et Serigne Mboup qui ne met pas de gants de tirer à boulets rouges sur les responsables de ces organisations patronales. Voilà les propos qu’il tenait à l’époque. « Il n’y a pas besoin de réformer. C’est du théâtre, je vous le dis carrément, pour que les choses soient claires. Pour moi, ça n’a pas de sens », martèle-t-il.
Le patron du groupe CCBM, très remonté, d’en rajouter : « Nous souhaitons que ce dossier soit réglé pour la crédibilité des Chambres. Nous devons apprendre à respecter les Chambres consulaires et à ne pas les minimiser. Vu qu’elles sont honorées partout dans le monde. Elles sont la porte d’entrée de tout opérateur économique, petit ou grand, local ou international ». La mèche est vendue. Il existe bel et bien une guéguerre entre opérateurs économiques, ceux classés dans la catégorie des petits et ceux qui boxent dans celle des grands. Ou encore ceux dont les activités ne s’étendent qu’au plan local ou alors qui ont les yeux plus grands et qui lorgnent au plan international».
Egalement, Serigne Mboup réfute la thèse selon laquelle la réforme est rendue nécessaire sur le fait que les CCIA, telles que conçues, traversent des crises institutionnelles et financières. C’est pourquoi, il défendait avant le vote de la réforme par l’Assemblée nationale. « A mon humble avis, les textes nous régissant sont bons, voire très bons. Il nous faut plus de moyens. Mais, nous aussi devons pleinement jouer notre rôle, à l’image des Chambres des autres pays de l’UEMOA (Union économique monétaire ouest-africaine) ».
Un baroud qui n’aura servi à rien. L’Assemblée nationale a fait passer la réforme comme lettre à la poste. Ce qui suivra montre pourquoi les Chambres consulaires suscitent des intérêts.

Salaire, passeport diplomatique, Conseil d’Administration : ces nombreux avantages des présidents de Chambre de commerce

Honni soit mal qui y pense ! La présidence d’une Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture (CCIA) n’est qu’une fonction honorifique. Seulement, il y a lieu de s’interroger sur les raisons de toute la polémique qu’a suscité la ré- forme des Chambres consulaires. D’une simple fonction honorifique, la présidence d’une Ccia est devenue un fauteuil moelleux qui confère bien des avantages à son occupant.
Passons donc sur la réforme dont les avantages donnés, rien qu’aux futurs Présidents des deux Chambres consulaires nationales qui vont être créées, vont être encore plus considérables. Des os à ronger, il va y en avoir. Déjà, ce ne sont pas les Présidents actuels des CCIA qui vont se plaindre de leurs conditions. Les avantages que chaque Président de CCIA tire de sa fonction sont considérables. Ceux-ci livrent les dessous des empoignades entre opérateurs de tous bords, à chaque élection.
On se rappelle encore du feuilleton entre le défunt président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (Cciad) Mamadou Lamine Niang et son challenger Ibrahima Diagne. La consultation s’était terminée par des accusations mutuelles de fraudes et de corruption. La justice a par la suite hérité de l’affaire. Mamadou Lamine Niang, qui a dirigé la Cciad pendant plusieurs décennies durant, a tiré sa révérence, au mois d’août 2016.
Pour le succéder, dans ce qui sera la future chambre consulaire de la région de Dakar, il faut sûrement s’attendre à des tiraillements entre les opérateurs économiques. En attendant, c’est Daouda Thiam qui assure le poste de Président par intérim. D’ailleurs, l’homme d’affaires Serigne Mboup, patron de la holding Ccbm a, depuis longtemps, fait part de son envie de diriger la Cciad. Et il le fait savoir à qui veut l’entendre. A l’approche des renouvellements de ces chambres consulaires, d’autres capitaines d’industrie ou chefs d’entreprises se signaleront pour succéder à Mamadou Lamine Niang. Pourquoi donc ce poste cristallise-t-il tant les envies et les attentions des opérateurs économiques sénégalais ? Est-ce à cause des avantages que confère la fonction ?
En réalité, la présidence de la Chambre de commerce était moins une fonction mais « un titre honorifique », nous confient nos sources. Aujourd’hui, ajoutent elles, être président de chambre de commerce confère à la personne de nombreux avantages. « Maintenant, ils (Présidents de CCIA) gèrent des budgets, disposent d’un véhicule de fonction, des bons de carburant en plus du passeport diplomatique qu’on leur donne automatiquement depuis le régime de Wade », explique notre interlocuteur.
Si le président de la chambre a un salaire fixe, les présidents des différentes sections, commerce, agriculture, industries et services, ont leurs indemnités. Le budget du Cciad avoisine, aujourd’hui, le milliard de francs Cfa et les 11 membres du bureau peuvent se retrouver dans les conseils d’administrations de sociétés telles que le Port autonome de Dakar (Pad) ou le Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec). « Il faut aussi compter, avec une telle fonction de président de chambre de commerce, les voyages à l’extérieur et des missions à n’en plus finir, ce qui favorise la rencontre d’autres investisseurs et un bon carnet d’adresses », souligne-t-il. Kritik hebdo

Innovation : des jeunes sénégalais créent une application mobile pour la réservation de « Taxi »

iGFM – (Dakar) Les jeunes sénégalais au cœur de l’innovation. La dernière en date est celle de la mise en place d’une application mobile de réservation et une flotte de VTC -voitures de tourisme avec chauffeur- qui s’inscrit dans le sillon de l’évolution naturelle du secteur des transports routiers dans le monde. Ce projet dénommé IZYCAB est une initiative 100% sénégalaise.
En effet dans toutes les grandes métropoles, des multinationales proposent des services de VTC et ont commencé depuis quelques années à s’implanter en Afrique dans des pays comme l’Afrique du sud, le Nigéria, le Maroc, la Côte d’Ivoire… Une voiture de tourisme avec chauffeur est un moyen de transport de personnes mis à disposition uniquement sur réservation préalable avec obligatoirement un conducteur professionnel.
Selon les initiateurs, la principale différence avec les taxis, est que ces derniers sont autorisés à stationner, ou à marauder sur la place publique en quête de clients, d’où l’appellation de « voiture de place », alors que poursuivent-ils, les VTC ne peuvent travailler que sur réservation préalable via une application mobile, téléchargeable, et doivent donc être stationnés en dehors de la voie publique lorsqu’ils ne sont pas commandés par un client « dans leur garage ou parking spécialement dédié ».
IZYCAB est donc née de la volonté des promoteurs de participer au développement économique et social du Sénégal en apportant des innovations majeures dans un secteur aussi stratégique que celui des transports routiers.
Il s’agit pour les promoteurs de mettre à la disposition des populations une application innovante et sécurisée pour la réservation de VTC et une flotte de véhicules neufs uniquement dédiée à ce service.
Ces voitures, selon ces jeunes entrepreneurs sénégalais, « disposent de la climatisation, d’une connexion Wi-Fi à bord, d’une bouteille d’eau, de journaux, de chargeurs et de quelques friandises pour la route ». Avec un système de paiement simple en espèces ou par carte bancaire, l’application indique à l’avance le prix de la course et le temps de trajet estimé. Pour l’heure, IZYCAB est seulement à Dakar et ses environs, et sera « IZYCAB sera bientôt disponible dans les autres villes du Sénégal ».senego

KAFFRINE : 65 PROJETS FINANCÉS DANS LE CADRE DE LA RÉSILIENCE AU CHANGEMENT CLIMATIQUE

Kaffrine, 14 août (APS) – Le projet Décentralisation des fonds climat (DFC) au Sénégal, qui vise à renforcer la résilience des populations face au changement climatique, a financé 65 projets dans la région de Kaffrine pour un total de 863 millions de francs CFA, a-t-on appris de son coordonnateur, Momath Talla Ndao.
« Nous avons financé, dans la région de Kaffrine, 65 projets’’ portant notamment sur la réalisation de magasins de stockage, de périmètres maraichers et de parcs à vaccination, a-t-il déclaré dans un entretien avec l’APS.

Il y a aussi des projets de reboisement et de réalisation de parcours de bétail, pour « un taux d’exécution physique de 70% (…) », ce qui correspond, « en termes d’investissements en cours de réalisation », à 863 millions de francs CFA, a indiqué M. Ndao. 

Selon Momath Talla Ndao, 16 des soixante-cinq projets financés sont initiés par des communautés de base, les 49 par des collectivités locales, dans le cadre de l’accompagnement des politiques publiques dans le domaine des jeunes et des femmes.
Le projet DFC accompagne les collectivités locales afin qu’elles puissent mettre en place leur dispositif de financement pour investir dans des biens publics susceptibles de renforcer la résilience des communautés, explique son coordonnateur.Il est piloté par l’ONG IED Afrique (Innovation, environnement, développement en Afrique).MNF/BK

THIÈS : DES HABITANTS EXIGENT LA FERMETURE DE LA DÉCHARGE DE KEUR MASSAMBA GUÈYE

Thiès, 13 août (APS) – Des habitants des quartiers Keur Massamba Guèye, Sud stade Lat-Dior, Mbour 4 extension et Sinthiou Yoro Sadio ont exigé dimanche la délocalisation de la décharge établie à Keur Massamba Guèye (Fandène) à proximité de leur localité.
‘’Une décharge ne peut pas se trouver au milieu de plusieurs habitations. J’habite à Keur Massamba depuis 11 ans. Lorsque les camions ont commencé à déverser les ordures ici, nous avions alerté mais en vain’’, a dit leur porte-parole, Habibou Mangane, un gendarme à la retraite.
M. Mangane s’exprimait au cours d’un sit-in organisé par les populations des différents quartiers pour dénoncer cette situation qui a commencé depuis près de 5 ans déjà.
‘’Aujourd’hui, la situation est devenue beaucoup plus compliquée. Nos enfants contractent facilement des maladies parce qu’ils respirent une odeur nauséabonde mêlée à celle de la fumée. Cette situation est invivable’’, a-t-il déploré.
Le porte-parole des quartiers touchés a invité les maires des communes concernées à travailler en synergie avec les autorités compétentes pour trouver rapidement une solution.
‘’Les riverains doivent retrouver un cadre vie sain. Nous ne voulons plus cohabiter avec les mouches. Nous voulons respirer de l’air pur’’, a plaidé Habibou Mangane.

‘’Avant, a-t-il rappelé, c’était une petite décharge [mais] actuellement toutes les ordures du département de Thiès sont déversées ici’’.

Les populations sont donc déterminées à mener le combat pour la fermeture définitive de cette ‘’bombe écologique’’. ‘’Nous nous battrons jusqu’au bout pour que cette décharge puisse être fermée au bénéfice de tous les riverains. Si nous restons les bras croisés, nous n’obtiendrons pas gain de cause’’, a relevé M. Mangane.
Abondant dans le même sens, Ahmadou Sy, chef de village de Sinthiou Yoro Sadio, a sollicité auprès des maires ‘’la délocalisation immédiate de cette décharge’’ vers un autre site loin des habitations.FD/MD

Réduction de la teneur en fer, sel, manganèse…18 milliards de FCfa pour améliorer la qualité de l’eau

http://www.lesoleil.sn Sur les flancs du Centre international de conférences Abdou Diouf de Diamniadio, les engins accélèrent les travaux de terrassement de l’usine de déferrisation de Sébikotane. A Koungueul, les ouvrages d’une autre station de déferrisation se dessinent. A Fatick, le niveau d’exécution de la station de traitement de chlorure et de fluorure présage le respect des délais. Par contre, à Kaolack, les travaux des ouvrages de traitement seront lancés en 2018. Les investissements se chiffrent à environ 18 milliards de FCfa.

Dakar : A la source de la déferrisation qui coûtera 5,5 milliards de FCfa

Des pelles mécaniques, des poclains et des foreurs sont en activité au point K de Sébikotane, derrière le Centre international de conférences Abdou Diouf de Diamniadio. La construction de l’usine de déferrisation est dans la phase de terrassement. Sa capacité de traitement est de 40.000 mètres cubes par jour. Son coût s’élève 5,5 milliards de FCfa. Au bout des robinets, une eau incolore et inodore coulera à Thiaroye, Pikine, Guédiawaye et

Hann-Maristes et dans la zone du Port de Dakar.

L’image rappelle celle des carrières. Au fond d’un cratère, le ronronnement de quatre foreurs n’incommode pas les ouvriers. Ils sont certainement aguerris. Debout, derrière les manettes, des casques vissés à la tête, le buste couvert d’un gilet de couleur vert vif, des conducteurs de foreur actionnent sur les leviers. La variation des vrombissements est fonction de la nature des roches à transpercer. Des gravas argileux tirant vers le kaolin forment une chaîne de monticules. Des techniciens sont dans la phase de fixation des micro-pieux. Le fondement est la base de toute construction. La largeur et la profondeur des excavations donnent une idée des dimensions des ouvrages du point K, à Sébikotane, non loin du Centre international de conférences Abdou Diouf de Diamniadio. La capacité de traitement sera de 40.000 mètres cubes par jour. Au fond de trois cratères sortiront des ouvrages qui redonneront à l’eau rougeâtre qui coule dans la banlieue dakaroise ses caractéristiques de base : incolore et inodore. D’ici à 14 mois, de Guédiawaye au Port de Dakar, en passant par Pikine et Guédiawaye, des Sénégalais apprécieront les changements tant attendus.
La couleur rougeâtre et l’odeur de l’hydrogène sulfurée (H2S) décrite par les chimistes comme l’odeur d’œuf pourri seront dissipées. La teneur en fer sera de 0,1 mg/l contre 0,3 mg/l et le H2S sera éliminé. A côté du cratère où les engins sont en activité, deux autres sont disposés sur le flanc des ateliers. Sur le site seront construits des ouvrages de stockage et de traitement des boues… Avec cette usine, le Sénégal dépassera les normes de l’Oms. Le taux de fer sera rabattu à moins de 0,1 milligramme par litre. L’hydrogène sulfuré des eaux des forages de Pout-sud, Pout-nord, Pout Kirène de Sébikhotane sera éliminé. « L’ambition, c’est d’enlever complètement le fer, de l’amener de 1 milligramme à 0,1 milligramme par litre pour être en parfaite conformité avec les normes. C’est aussi de réduire le taux de l’hydrogène sulfuré qui donne à ces eaux l’impression d’odeur d’œuf pourri », détaille Charles Fall, directeur général de la Sones.
Pourtant l’eau distribuée dans les quartiers précités est potable. La perception collective refuse d’y voir clair. « C’est un projet important qui va améliorer la qualité de l’eau. Les populations ne peuvent pas concevoir que l’eau qui a une couleur rougeâtre soit propre à la consommation », relève la directrice des travaux de la Sones, Fatou Ndiaye.
L’importance du projet et l’urgence de répondre à une vieille doléance des populations ont remis au goût du jour le respect des délais au centre des échanges entre les techniciens de la Sones, l’entreprise et le bureau de contrôle des travaux représenté par Lamine Bara Mbaye. « Il nous faut inaugurer ces ouvrages dans 14 mois. Il faut un planning détaillé de la fourniture de matériel. Nous devons nous y prendre à temps », conseille le directeur général de la Sones. Au-dessus du site, le ciel est chargé de nuages. Ce sont des paramètres que l’ingénieur Ludovic Stoeffler n’ignore pas. Les pluies peuvent fausser le planning. A part cette donne, les techniciens donnent des assurances sur le respect des délais inscrits dans les cahiers de charge. « Je suis optimiste que les délais seront respectés », glisse Ludovic Stoeffler. Le temps nous édifiera.

Koungheul : Les ouvrages qui réduiront la teneur en fer prennent forme

Les contours des ouvrages de traitement de fer se dessinent près d’un nouveau château d’eau non loin d’une structure sanitaire à Koungheul. Dans un an, les habitants auront droit à une eau avec une teneur en fer conforme aux normes en vigueur.
La plateforme tourne à plein régime. A l’entrée, des ouvriers aux mains gantées sectionnent les barres de fer. A côté de cet atelier, la structure de coffrage de l’épaississeur est montée. En face, des maçons posent un assemblage métallique d’une autre infrastructure non loin des 22 lits rectangulaires de séchage. La forme des ouvrages se précise. « Nous avons un taux global d’exécution qui avoisine 30 % », évalue l’ingénieur Younouss Youssef.
Entre le château d’eau, les cabines de gestion, disons de télégestion, les bassins et les lits de séchage, un poclain enfonce son godet dans le sol, excave et fait marche arrière. Il déverse son contenu dans une benne. Celle-ci se retire pour verser son chargement. Le terrassement des ouvrages stratégiques a démarré. «Ici nous sommes au cœur de l’usine de traitement. Nous avons commencé avec les ouvrages les plus simples pour ensuite aller vers les plus compliqués », informe le directeur de projet à Aqualter, Philipe Jean.
Au cœur de l’usine trôneront le clarificateur, les filtres et une bâche d’eau… C’est l’épicentre de l’épuration de l’eau de Koungueul chargée en fer. « Le clarificateur permettra de réduire la turbidité par aération, ensuite l’eau passera par les filtres pour abattre le fer et le manganèse. Et, après ces filtres, elle sera stockée dans une bâche pour être pompée vers le château d’eau », schématise Philipe Jean.
Le système est complexe pour les non-initiés. Mais il est simple pour les spécialistes. L’épaississeur de forme cylindrique, en phase de coffrage, sera le moteur de traitement des boues. C’est à partir de cette installation que les boues seront envoyées vers les 11 lits de séchage. Ici, se passe la séparation entre les sédiments et les égouttures traitées. Ces dernières seront envoyées vers une fosse d’infiltration pour regagner la nappe. C’est une sorte de cycle fermé, avec des impacts nuls sur l’environnement.
Tout compte fait, au bout de la chaîne, l’eau sera d’une qualité meilleure pour le bonheur des populations. La concentration en fer qui est de l’ordre de 2,4 milligrammes par litre sera ramenée à 0,3 milligramme. Pour le manganèse, l’objectif est d’avoir 0,05 mg/l contre 0,26 mg/l actuellement.
L’attente a été longue. Le bout du tunnel s’approche. Déjà des voix autorisées font écho de la satisfaction d’une vieille doléance. « Nous sommes pressés de réceptionner cet ouvrage, car elle contribuera à préserver la santé des populations. Nous avons entendu les techniciens dire que le taux de fer dépasse les normes », se félicite le deuxième adjoint au maire de Koungheul, Daouda Diallo. Il a remercié le gouvernement du Sénégal. Il a fait un témoignage sur le directeur général de la Sones, Charles Fall, qui a effectué une quatrième visite sur le site pour assurer le suivi physique de l’exécution de ce projet. « En tant qu’élu local, j’ai très peu vu de directeurs généraux qui descendent sur le terrain pour suivre l’exécution des projets comme le fait Charles Fall », constate le deuxième adjoint au maire.
L’enjeu de l’amélioration de la qualité de l’eau, au regard ses implications sur la santé des populations, ne peut pas s’accommoder d’un suivi à distance. Surtout que ces quatre projets, d’un coût de plus de 13 milliards de FCfa, font l’objet d’un monitoring au plus haut niveau.

Fatick : Les travaux avancent à la station de traitement du fluorure et du chlorure

A Fatick, l’eau ayant une teneur anormale en sel ne coulera plus des robinets à partir de 2018. En face de l’hôpital de ville, les compartiments de l’usine de traitement de sel et de fer sont à un stade avancé. Après avoir couvert les besoins d’approvisionnement, le gouvernement a injecté de gros moyens pour offrir une eau conforme aux normes de l’Oms aux usagers.
A l’ombre du château d’eau, les locaux technique et électrique sont presque achevés. Un peu avant, le dallage de l’abri des équipements de l’osmose est très avancé. Les lignes des bassins des boues sont nettes. Sur plusieurs compartiments, des ouvriers sont à l’œuvre. Le temps presse. Les délais sont incompressibles. C’est une question d’équité de donner aux populations de Fatick et du bassin arachidier une eau qui ne laissera pas de traces sur leurs dents. Ici, tous ont hâte de voir l’ouvrage mis en service. Les générations actuelles ne veulent pas que la marque « identitaire » soit transmise aux générations futures. « Depuis plus de 40 ans, ceux qui naissent et grandissent dans les régions de Fatick et Kaolack ont souvent la malchance d’avoir des dents qui ont une coloration de rouille. « C’est avec enthousiasme et satisfaction que nous attendons la réception de cette usine de traitement. Nous espérons que les enfants qui naîtront en 2018 n’auront pas les problèmes que nous avions », s’exprime le représentant du maire, Issakha Dieng.
Sur le chantier, en face de l’hôpital de Fatick, au bas bord de la route, les techniciens et les ouvriers ont le cœur à l’ouvrage. Le niveau d’exécution de l’épaississeur du bassin des boues, des lits de séchage… présage du gage des respects des délais. « L’absence de confort du goût conforte les consommateurs à se rabattre sur les eaux de pluie. Avec ce projet, les populations auront une concentration en fluor conforme aux normes de l’Oms et qui n’aura pas des effets néfastes sur leur santé », juge le préfet du département de Fatick, Mouhamadou Moctar Watt.
La corrélation entre la forte concentration en sel de l’eau et certaines maladies était rapportée par les populations. Elle a été confirmée par les spécialistes en santé. « Nous n’ignorons pas l’impact de la consommation du fluor et de l’eau des puits sur la santé des consommateurs. Il est souvent signalé des cas de fièvre typhoïde », renseigne le préfet.
Le gouvernement, à travers le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, s’est engagé à apporter des réponses durables à un problème qui prend sa source dans l’aquifère fluorée du Maastrichtien du bassin arachidier. « Après avoir relevé le défi de la production dans des villes secondaires comme à Fatick, nous voulons relever le défi de la qualité. L’usine nous permettra d’avoir une eau de meilleure qualité avec des teneurs en sel aux normes de l’Oms », a fait savoir le directeur général de la Sones, Charles Fall. Ainsi l’eau n’aura ni une couleur, ni un goût. Les habitants peuvent la consommer sans courir de risques sanitaires. La station devrait rabaisser le taux de fluorure de 5 mg/l à 1,5 mg/l, alors que le chlorure, qui est actuellement de 600 mg/l, sera ramené à 250 mg/l. La station aura une capacité de traitement de 150 mètres cubes par heure. Son coût s’élève à 2,5 milliards de FCfa. Dans cette ville, le gouvernement a déjà injecté une dizaine de milliards de FCfa pour augmenter la production et pour les extensions de réseau, entre autres. La production a été sécurisée sur plusieurs années. A Kaolack, d’autres stations de traitement du chlorure et du fluorure seront construites en 2018 pour un coût global de 8 milliards de FCFa.

FATOU NDIAYE, DIRECTRICE DES TRAVAUX DE LA SONES : « Ces investissements n’auront pas une incidence sur le prix du mètre cube »

Le gouvernement du Sénégal, avec le concours des partenaires comme la Boad (Banque ouest-africaine de développement) a consenti de lourds investissements pour construire des ouvrages de défluoration, déferrisation, déchloration à Sébikhotane, Fatick, Koungheul et prochainement à Kaolack. Le coût de l’amélioration de la qualité de l’eau ne sera pas répercuté sur le prix du mètre cube. « Ces travaux n’auront pas une incidence sur le prix de l’eau », précise la directrice des travaux de la Sones, Fatou Ndiaye.Reportage de Idrissa SANE
LUTTE CONTRE LES CRISES NUTRITIONNELLES : LES RADIOS COMMUNAUTAIRES DE MATAM ET DE PODOR SOLLICITÉES

Matam, 13 août (APS) – Le projet d’amélioration de la réponse des communautés les plus vulnérables face aux crises nutritionnelles et alimentaires dans la région de Matam et le département de Podor « Yellitaaré » a signé avec les radios communautaires une convention pour une large diffusion de ses activités.

La signature a eu lieu dans les locaux de « Yellitaaré » à Matam, a constaté l’APS.

« Le renforcement de la résilience des populations rurales occupe une place prépondérante dans les politiques publiques du gouvernement du Sénégal », a déclaré Abasse Ndour, responsable de la zone Matam au bureau exécutif régional de Saint-Louis.
Pour cette raison, selon lui, « le gouvernement du Sénégal a mis en place des structures qui prennent en charge des politiques et stratégies de nutrition et de sécurité alimentaire pour lutter contre ce phénomène qui persiste dans la région de Matam et le département de Podor avec un taux de prévalence très élevé de malnutrition aiguë chez les enfants de moins de 5 ans ».

« On constate que cela est ainsi dû à un taux d’alphabétisation très faible de 28,4 pour cent, une incidence de la pauvreté de 49,5 pour cent et enfin on enregistre dans ces zones les activités les plus faibles du pays », a souligné M. Ndour.

Face à cette situation, « Yellitaaré » a signé avec les radios communautaires de la région de Matam et du département de Podor une convention pour une diffusion large de ses activités. Les radios sont ainsi chargées de sensibiliser les populations les plus reculées en vue d’arriver à un changement de comportement.
Le projet « Yellitaaré » est logé dans la cellule de lutte contre la malnutrition. Il est financé par le gouvernement Espagnol avec l’appui de l’union Européenne pour un montant de 5,9 milliards de francs.MMT/MD

LE DAARA DE KOKI INVESTIT 200 MILLIONS DE FRANCS POUR CONQUÉRIR SON AUTONOMIE

Koki (Louga), 13 août – Le daara de Koki a dépensé environ 200 millions de francs pour acquérir un terrain et une villa à Dakar destinés à alimenter le wahf dont les bénéfices tirés de la location vont contribuer à le rendre autonome, a déclaré M. Moussa Wayel président de l’association des sortants de ce daara.
‘’Nous avons fait recours au wahf qui est une pratique très présente dans les pays musulmans mais rare chez nous pour rendre au daara son autonomie’’, a ajouté, au cours d’une rencontre avec la presse, M. Wayel, au terme de la cérémonie de la 38-éme édition de la rencontre annuelle de solidarité au daara de Koki.
M. Wayel a expliqué que le wahf est une sorte d’investissement dans un secteur pour alimenter un projet bien déterminé. Relevant que des charges trop élevées sont supportées par l’établissement d’enseignement coranique, il a indiqué que dans ce cas les bénéfices sont destinés essentiellement aux daara pour son autonomie.

Les factures d’électricité vont de deux à trois millions par bimestre et le daara qui prend en charge gratuitement ses 3040 pensionnaires dépensent par jour des millions, a dit le président de l’association des sortants de Koki.

Il invite les bonnes volontés à accompagner matériellement ou financièrement cet établissement qui accueille des élèves en provenance de toutes les régions du Sénégal ainsi que des pays de la sous-région.
‘’Koki a fini de démontrer sa crédibilité et sa capacité à contribuer au développement du pays’’, a ajouté M. Wayel, donnant en exemple toutes les personnalités formées par ce daara fondé par Serigne Amad Sakhir Lo.
‘’D’ailleurs sur ce terrain les premiers à y évoluer sont les anciens pensionnaires’’, a rappelé M. Wayel avant de signaler que la résidence servant à recevoir les hôtes ainsi que l’université de Koki sont construite essentiellement par des personnalités formées dans cette école.
Certes l’Etat accompagne le daara mais toute action tendant à renforcer cet appui serait la bienvenue, a affirmé M. Wayel qui se félicite de la construction de dortoirs par l’Etat à hauteur de 139 millions de francs.
Quant au ministre de la famille, Mme Mariama Sarr, elle a promis l’accompagnement de l’Etat dans les projets développés par cet établissement pour devenir autonome.
Elle a félicité les responsables du daara pour les bons résultats obtenus aux examens nationaux tout en les invitant à inclure dans leurs programmes des modules de formation pratique pour assurer la reconversion des élèves.AMD/MD

Crash de « Senegal Air » : les détails de l’enquête qui accable les responsables de la compagnie

http://www.leral.net L’enquête ouverte par le parquet de Dakar sur le crash de l’avion de « Senegalair » survenu le 5 septembre 2015, suite à un abordage avec celui «Ceiba» livre ses secrets. En effet, révèle « L’Observateur », les responsables du Bureau d’enquête et d’analyse (Bea) avaient fourni le 10 août dernier, à qui de droit leurs conclusions sur les circonstances de cet abordage resté jusque-là, une véritable nébuleuse.
Selon les sources concordantes au fait des dites conclusions, il s’avère que «l’avion de la compagnie Senegalair était surexploité ». En clair, «cet appareil est l’’unique avion de la compagnie », qui l’utilise abusivement.
«L’appareil n’était pas régulièrement entretenu. Cela en dépit de plusieurs recommandation fournies au terme d’inspections techniques », note-t-on. Aussi incroyable que cela puisse paraître, les sources proches du dossier, notent que «le pilote de l’appareil ne remplissait pas les conditions préalables pour piloter sous l’immatriculation sénégalaise, à cause du non-respect de la procédure de validation de sa licence ».
Pis, encore, « l’altimètre de l’avion (l’instrument de mesure permettant de déterminer la distance verticale entre un point et une surface de référence…) qui était défectueux, avait pour conséquence ceci : «Il faisait sortir l’avion de son niveau normal de vol. Cette défaillance technique altimétrique latente serait, en définitive, l’explication principale de l’abordage entre l’avion de sénégalais et le Boing de Ceiba, survenu principalement au point 340 ».
Le 5 septembre, aux environs de 19 heures (Gmt), l’avion de la compagnie privée Senegalair, un bimoteur HS 125-700, entrait en collision avec le Boeing « B737 800 » de la compagnie aérienne Equato-Guinéenne « Ceiba immatriculé Cel071 à l’ouest du Sénégal. Le Boeing de Ceiba qui a décollé de l’aéroport de Dakar ce jour, à 17 heures 29 mn, pour rallier Cotonou (bénin), sera dérouté Malabo (Guinée Equatoriale) où il a atterri à 21H40
L’appareil de Senegalair immatricula 6V aim, parti de Ouagadougou (Burkina), effectuait un voyage médical A son bord, se trouve sept (7) personnes : trois (3) membre de l’équipage ‘ deux algériens et mécanicien congolais, d’une équipe médicale sénégalaise composée d’un médecin et deux (2) infirmiers ainsi qu’une patiente de nationalité française. Les multiples recherches entamées pour retrouver cet appareil sont restées vaines.

Ag de l’Ums : Maguette Diop en quête d’un second mandat, Marième Diop et Souleymane Teliko en embuscade

http://www.leral.net L’Union des magistrats du Sénégal ( Ums), tient samedi prochain son assemblée générale élective. Le président sortant, Maguette Diop est candidat à sa propre succession. Il va croiser le fer avec deux hauts magistrats que sont Marième Diop et Souleymane Teliko.
Inconnu du grand public, Marième Diop est présentée par ses pairs comme une femme de caractère, qui veut jouer des premiers rôles au sein de l’Union des magistrats du Sénégal(UMS).
Elle s’autoproclame le porte-étendard de la gente féminine dans ce prestigieux corps à prédominance masculine. Elle entend jouer les trouble-fêtes puisque ses chances pour être la toute première femme à diriger l’UMS, sont assez minces.
Par contre, le juge Souleymane Teliko semble être le candidat le plus sérieux pour faire face au président sortant Maguette Diop. Juge à la cour d’Appel de Thiès, un bastion de refus pour magistrats, l’intraitable Souleymane Teliko, en sa qualité de membre élu au Conseil supérieur de la magistrature(CMS), avait fait l’actualité judiciaire il y a quelques mois.

Ce, pour avoir dénoncé le recours abusif, par le président de la République et son ministre de la Justice, des procédures de consultations à domicile pour l’affectation des juges et procureurs. Pour corriger le turbulent magistrat, le ministre de la justice, Me Sidiki Kaba, avait voulu le faire traduire devant un conseil de discipline. 

La mobilisation de ses pairs ainsi que le tollé provoque dans l’opinion, avaient fait reculer le ministre. En tout cas, avec Souleymane Téliko comme président de l’Ums, les magistrats auront un leader sans peur et sans reproche, tel le Chevalier Bayard, pour diriger leurs combats. A preuve, on nous confie d’ailleurs, que ce sont des collègues qui ont poussé Teliko à déposer sa candidature.
Toutefois, l’actuel président, Maguette Diop, entend défendre crânement ses chances. Il a un bilan à faire valoir, pour pouvoir convaincre ses électeurs. Parmi ses acquis, on notera que c’est sous son magistère que le président de la République a nommé d’un seul coup, 61 magistrats à la hors-hiérarchie.
Il est aussi monté au front à chaque fois que de besoin, pour veiller sur l’honorabilité des magistrats souvent victimes d’attaques et d’outrages gratuits et infondés. Source : Le Témoin

MACKY SALL EXPRIME SON « SOUTIEN TOTAL » AU PEUPLE BURKINABE

Dakar, 14 août (APS) – Le président de la République, Macky Sall a exprimé, lundi, dans un tweet, son « soutien total » au peuple burkinabé après l’attaque terroriste survenue dans la nuit du dimanche au lundi contre un café-restaurant en plein cœur de Ouagadougou, la capitale burkinabè.
« Contre le terrorisme, soutien total au peuple burkinabé et à mon frère le président (Roch Marc Christian Kaboré) », a écrit Macky Sall dans un tweet publié sur le site de la Présidence sénégalaise.
L’attaque menée par des jihadistes présumés a fait 18 morts et une dizaine de blessés, selon le bilan fait par le gouvernement burkinabé.BHC/PON

ATTAQUE DE OUAGA : Un Sénégalais parmi les victimes

http://www.dakaractu.com Nous venons d’apprendre qu’un de nos compatriotes fait partie des victimes de l’attaque du café situé au centre de Ouagadougou.  Pour l’instant, l’identité de la victime sénégalaise n’a pas été révélée mais ce qui est sûr c’est les autorités Sénégalaises sur place s’occupent du dossier.  Nous y reviendrons…

Voici la victime sénégalaise des attentats de Ouagadougou

http://www.dakaractu.com De sources bien autorisées, Dakaractu vient de mettre un nom et un visage sur la victime sénégalaise des attentats qui ont encore ensanglanté Ouagadougou. Il s’agit de Mehsen Fenaiche. Selon les informations obtenues de sources proches de la victime, Mehsen a emménagé à Ouagadougou pour des raisons professionnelles. Rappelons que l’attentat qui a visé la terrasse du restaurant Aziz Istanbul rue Kwamé Khrumah a fait une vingtaine de morts. Qualifiée de terroriste, cette attaque reste pour l’heure non revendiquée, mais tous les yeux se braquent sur Al Qaida au Maghreb Islamique et ses affidés.

 Tulinabo Salama Mushingi, nouvel ambassadeur des USA au Sénégal : « Le Sénégal fait partie des priorités du président Trump »

Pour sa première sortie médiatique, le nouvel ambassadeur des Etats Unis n’est pas passé à côté de la plaque. Tulinabo Salama Mushingo qui co présidait avec les ministres sénégalais des Forces armées et de l’Intérieur la première conférence de la national academy associates du FBI en Afrique de l’Ouest, a révélé que la sécurité du Sénégal fait partie des priorités du président Donald Trump. Il est aussi revenu sur les causes du retard accusé par son affectation à Dakar comme nouvel ambassadeur. Selon Tulinabo Salama, cette situation est imputable au fonctionnement même de l’administration américaine qui veut que quand un ambassadeur est nommé, le Sénat ait son mot à dire.

Dakar et Tel Aviv gardent leurs vaches ensemble

http://www.rewmi.com Il y a quelques mois : rien que pour punir les pays qui ont coparrainé la résolution anti-implantations à l’ONU, le Premier ministre Israël   avait  alors décidé de couper définitivement les liens diplomatiques avec le Sénégal, en représailles à son soutien à la résolution anti-implantation adoptée par le Conseil de Sécurité des Nations unies.
Curieusement cependant, cela ne fit ni chaud ni froid aux sénégalais. Sachant que les juifs n investissaient dans le pays que pour améliorer  le rendement de la ferme agricole  de Keur Momar Sarr et les poches de certains marabouts, tout le monde s’…f et les choses restèrent en l’état.
Depuis quelque temps cependant, c’est de nouveau le beau fixe entre Dakar et Tel-Aviv,
Selon l’ambassade de l’Etat hébreu à Dakar, l’ambassadeur non résident du Sénégal en Israël, Talla Fall, a  même présenté  pour la première fois, ses lettres de créances au président israélien Reuven Rivli.
Et si on profitait maintenant pur leur demander une petite assistance pout la grande défaillance que représente la  Sones ?*Cela ne devrait pas poser de problème pour des hommes capables de reverdir le désert de Néguev.
Wala. ?Cébé

Cdt Issa Diack, chef SR de la gendarmerie :  » Les réseaux sociaux doivent être utilisés de façon responsable « 

http://www.dakaractu.com  capitale sénégalaise abrite la première conférence de l’académie nationale du FBI en Afrique de l’Ouest. Les travaux dureront 72 heures. Le coup d’envoi a été donné ce lundi par le ministre des Forces armées et son collègue de l’Intérieur au King Fahd Palace. Au terme de la cérémonie de lancement qui a vu la participation de représentants de 30 pays et du FBI, le commandant Issa Diack qui est le président de la commission d’organisation de la conférence s’est adressé à la presse. Il est ainsi revenu sur les objectifs de la rencontre mais s’est aussi prononcé sur l’actualité marquée ces derniers temps par les dérives ayant pour cadre les réseaux sociaux. A ce propos, le chef de la section de recherches de la gendarmerie nationale fait savoir que ce à quoi nous assistons depuis un certain temps résulte de la méconnaissance de facebook, twitter et de leurs corrolaires. Mais appelle t il les sénégalais à la raison en leur rappelant qu’il y a bel et bien une loin qui punit les dérives commises sur les réseaux sociaux.
Amy Collé Dieng et Penda Ba obtiennent la liberté provisoire

http://www.dakaractu.com Amy Collé et sa camarade d’infortune Penda Ba viennent de bénéficier d’une liberté provisoire.
Une source judiciaire nous apprend que le juge a abandonné les charges en levant le mandat de dépôt contre les deux Dames. Mieux, elles ont obtenu la liberté provisoire et viennent de quitter le camp pénal. La chanteuse avait été arrêtée « pour offense au chef de l’État, alors que Penda Ba avait été poursuivie pour injures a caractère ethniciste. Elles sont désormais libres de tout mouvement…
Qui veut la tête du Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne ?

http://www.leral.net On a prêté au Premier ministre Mohammed Boun Abdallah Dionne, la volonté de partir de la Primature. Dans beaucoup de sites, cette information est distillée sans aucune preuve palpable. A vrai dire, il s’agit d’une fausse information pour emballer l’opinion publique dans l’erreur.
Après les recoupements du site d’information exclusif.net, cette information s’est avérée fausse parce que le Premier ministre actuel n’a jamais demandé quoi que ce soit.
Mais il s’est toujours soumis à la volonté de Macky Sall pour servir son peuple. D’ailleurs le Président Sall l’a fécilité au dernier SEN de l’APR, le qualifiant de Premier ministre « raisonné et raisonnable ». Macky Sall a toujours dit que Boun est son Premier ministre depuis qu’il est au pouvoir.

Rapports heurtés avec les acteurs politiques :ABDOULAYE DAOUDA DIALLO DÉROULE DANS LA DISCORDE

http://www.seneplus.com/la-un Récusé dès sa nomination en septembre 2013 par l’opposition et aujourd’hui par la Société civile, le ministre de l’Intérieur a souvent posé des actes qui tendent à donner du grain à moudre à ses détracteurs. Si sa neutralité fait débat, son management en a pris un sacré coup lors des Législatives du 30 juillet. Au point qu’on se demande s’il fera partie du prochain gouvernement.
Locataire à la Place Washington n’est pas de tout repos. Mbaye Ndiaye, avec ses larmes légendaires, l’a rappelé. Car le profil d’un ministre de l’Intérieur réclame de la froideur, de l’impassibilité… Si Me Ousmane Ngom a caractérisé le visage policier de la fin du règne de Wade, Abdoulaye Daouda Diallo est contesté depuis près de 3 ans pour sa « partialité ». Aujourd’hui dans l’œil du cyclone, il est clairement l’homme à abattre du gouvernement. Il caractériserait, selon certains, la face hideuse du régime. Les nombreuses défaillances dans l’organisation des élections législatives du 30 juillet ont, semble-t-il, été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Jadis uniquement cible des flèches de l’opposition, Abdoulaye Daouda Diallo ne fait même plus l’unanimité dans le giron présidentiel. « Le problème avec lui, c’est qu’il n’a pas toujours tenu un discours de vérité aux Sénégalais sur la confection des cartes d’identité. Je crois qu’aujourd’hui, Macky doit s’en débarrasser parce qu’il le gêne. Il devait démissionner juste après les élections pour ne pas gêner le Président », souffle un ministre-conseiller, sous le couvert de l’anonymat.

Des reproches même dans son propre camp

Nommé le 6 septembre 2013 en remplacement du général Pathé Seck que le scandale de la drogue dans la Police venait d’emporter, M. Diallo n’a jusque-là jamais convaincu les acteurs politiques. Son appartenance à l’Apr, doublée d’une fonction de maire de la localité de Boké Dialoubé, ont toujours été les arguments de ses pourfendeurs pour s’en prendre à ses actions. Sauf que, ironie de l’histoire, il semble vouloir donner du grain à moudre à ses détracteurs. C’est en quelque sorte donner le bâton pour se faire battre. On se rappelle l’affaire des cartes d’identité biométriques confectionnées dans les permanences de l’Apr à Pikine Nord, qui avait scandalisé l’opposition et lui a permis de crier à la fraude électorale. Récemment, il accusait, à l’Assemblée nationale, ladite opposition d’être derrière la pléthore de listes enregistrées aux Législatives. Et bien hypocritement, il regrettait la dislocation de Manko taxawu senegaal, version originelle, en désignant des partis qui n’ont jamais été dans cette coalition. Il avait même essuyé les railleries de Oumar Sarr du Pds qui l’a chahuté : « Les chiffres et les exemples que vous donnez sont faux. La plupart des organisations que vous citez n’ont jamais été membres de notre coalition. Si ce sont ces informations que vous donnez au Président, on doit s’inquiéter. »
Lors du référendum, ses services étaient loin d’être exempts de tout reproche sur la couleur des bulletins du Oui et du Non. Et comme pour enfoncer le clou, Abdoulaye Daouda Diallo se permet de donner les résultats du référendum du 20 mars 2016 avant même la Commission nationale de recensement des votes. C’en était trop, au point que même dans son propre camp, on le rappelle sérieusement à l’ordre. « Il faut continuer à respecter les normes républicaines en la matière (…) Je n’ai pas compris pourquoi il y a eu cette sortie du ministre de l’Intérieur pour donner des chiffres », sermonne Mbaye Ndiaye, Premier ministre de l’Intérieur du magistère de Macky Sall. Djibo Ka, qui est également passé par cette station, ne pouvait pas laisser passer la « bourde ». « La prochaine fois qu’il organise les élections de façon impeccable sur le plan matériel, mais qu’il ne plonge pas trop dans la mare de la politique politicienne », invitait-il.

Sera-t-il dans le prochain gouvernement ?

Lors du Dialogue national initié par le président de la République, le 28 mai 2016, le ministre de l’Intérieur s’est appuyé sur le président de la République qui avait assuré sa défense devant les tirs de l’opposition qui s’offusquait des retards dans la distribution du fichier électoral à quelques jours du référendum. Sa tête sera aussi demandée à l’occasion de la refonte du fichier électoral. « Vous n’êtes ni indiqué ni apte à organiser des élections. Nous restons toujours sur notre position : vous êtes membre de l’Apr ; donc vous n’êtes pas neutre. Toutes les conditions d’un processus électoral fiable ont abouti à un choix d’une personnalité neutre. En 2000, avec un général de l’Armée (Lamine Cissé) et en 2011, avec un inspecteur général d’Etat (Cheikh Guèye). Par contre, vous êtes membre de l’Apr et maire de Boki Dialoubé », assénait Dethié Fall de Rewmi le 9 juin 2016 lors d’une rencontre entre le ministre de l’Intérieur et les acteurs politiques.
Homme de confiance du président de la République qui l’a félicité dans l’organisation du scrutin du 30 juillet, Abdoulaye Daouda Diallo est toujours en poste. Mais jusqu’à quand ? se demandent certains Sénégalais. Le voir quitter le gouvernement dans le remaniement postLégislatives n’a rien d’irréaliste. D’après des personnes bien introduites au Palais, le Président Macky Sall avait voulu le limoger à deux semaines des Législatives, après avoir constaté les menaces qui pesaient sur le scrutin. Aujourd’hui, au-delà de la Cena qui a dénoncé certaines méthodes du ministre dans la distribution des cartes d’identité, la Plateforme des acteurs de la Société civile pour la transparence des élections (Pacte) a réclamé, la semaine dernière, la mise en place d’un ministère chargé des Elections et la nomination d’une personnalité neutre pour l’organisation des scrutins. Babacar Guèye Dio

Diouf Sarr va-t-il quitter le Gouvernement au profit de l’Assemblée nationale ?

https://xibaaru.sn Abdoulaye Diouf Sarr va-t-il quitter le Gouvernement au profit de l’Assemblée nationale et diriger le groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar ? Si l’on se pose la question, c’est que de responsables de haut niveau de l’Alliance pour la République révèlent que le schéma de Macky est de lui conférer la présidence du groupe parlementaire pour qu’il puisse croiser le fer avec l’opposition composée de fortes personnalités, mais également lui permettre de disposer de plus de temps pour conforter le leadership de l’APR à Dakar. Qui a de l’argument des moyens ?
L’As révèle que le président du groupe parlementaire de Benno a un rang de ministre et dispose d’une subvention de cinq millions par mois, compte non tenu de son salaire et des avantages liés au poste de membre du bureau de l’Assemblée nationale (deux millions, 1000 litres de carburant, un 4×4 et un Mercedes, un bureau et un secrétaire).Senegal7.com

Remaniement:Zahra Iyane Thiam annoncée au prochain gouvernement

Le Président Macky Sall est en vacances, mais celles-ci seront sans doute studieuses. Et pour cause, à la rentrée prochaine (législatives obligent), il devra sortir de son chapeau un nouveau gouvernement.
Déjà, les pronostics, les projections et les conjectures vont bon train. Ici, des départs sont annoncés ; là, les entrants se bousculent dans l’esprit des observateurs.
Parmi les probables futurs membres du gouvernement, informe L’As, Zahra Iyane Thiam et Abdoulaye Diop. La première est la secrétaire générale de l’Uds/Innovation, membre de la mouvance présidentielle, ministre-conseiller du chef de l’État. Le second est l’actuel directeur général du Cosec.
L’entrée de ce dernier au gouvernement aurait été retardée par la victoire du «Non» au référendum du 20 mars 2016 dans le département de Sédhiou, son fief. Maintenant que Benno a remporté les législatives dans la localité, rien ne devrait s’opposer à sa nomination comme ministre, dit-on.Senegal7

DEMANDE D’ANNULATION DU SCRUTIN LEGISLATIF :Khalifa Sall et Cie introduisent une requête complémentaire

http://www.enqueteplus.com Après avoir saisi le Conseil constitutionnel d’une demande d’annulation des résultats issus des élections législatives du 30 juillet 2017 dernier, le maire de Dakar Khalifa Sall et ses alliés de la coalition Mankoo Taxawu Senegaal (MTS) ont introduit, à nouveau, une requête complémentaire aux fins de contestation de la régularit




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